Québec n'a plus d'argent pour Bombardier

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La décote de Bombarier par l'agence de notation Standard and Poor's, la semaine dernière, et la chute de 25 % de la valeur de son action n'amèneront pas Québec à délier à nouveau les cordons de la bourse.

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(Québec) Malgré les difficultés de la CSeries, le gouvernement du Québec n'injectera pas plus d'argent dans sa coentreprise avec Bombardier, affirme la ministre Dominique Anglade, qui appelle Ottawa à faire sa part.

La décote de l'avionneur québécois par l'agence de notation Standard and Poor's, la semaine dernière, et la chute de 25 % de la valeur de son action n'amèneront pas Québec à délier à nouveau les cordons de la bourse.

«La réponse à ça, c'est non, a assuré la ministre de l'Économie, mardi. On n'est pas dans cette dynamique-là.»

Les difficultés de la CSeries, liées aux problèmes de son fabricant de moteurs Pratt & Whitney, contraignent Bombardier à ne livrer que 7 des 15 appareils prévus cette année. Le rabaissement de sa cote de crédit de «B» à «B-» découle des craintes que les retards dans la CSeries affectent les liquidités de l'entreprise.

Depuis que les prévisions pour la CSeries ont été abaissées, l'action de Bombardier a perdu 25 % à la Bourse de Toronto. Le gouvernement du Québec a injecté 1 milliard $ américain dans une coentreprise avec Bombardier consacrée exclusivement à la CSeries.

«Le gouvernement provincial a joué son rôle avec Bombardier, a noté la ministre Anglade. On a été présent et on l'est toujours. On les accompagne. Il faut qu'ils percent de nouveaux marchés. Maintenant, il y a le gouvernement fédéral qui doit jouer son rôle.»

Le gouvernement fédéral se fait toujours tirer l'oreille pour le milliard de dollars qu'espère obtenir de sa part l'avionneur québécois. L'été dernier, le premier ministre Justin Trudeau a défendu l'investissement québécois devant les critiques du Brésil et de l'avionneur Embraer. Ceux-ci jugent que cette subvention contrevient aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Mais M. Trudeau refuse toujours de confirmer un investissement fédéral dans Bombardier.

Le chef caquiste François Legault voit des «raisons de s'inquiéter» pour Bombardier, qui a perdu le quart de sa valeur. «Ce n'est quand même pas rien», a-t-il dit. Il juge que les libéraux de M. Couillard ont mal négocié avec l'avionneur et n'en font pas assez pour forcer la main d'Ottawa.

D'autre part, la ministre de l'Économie a assuré lundi qu'Ubisoft n'a pas demandé l'aide du gouvernement du Québec. Selon le Globe and Mail, Investissement Québec aurait été sollicité pour empêcher une prise de contrôle du fabricant de jeux français - et ses 3000 emplois au Québec - par son concurrent Vivendi.

«On a été en contact avec Ubisoft dans les derniers mois, mais ils n'ont pas demandé d'aide au gouvernement, a affirmé Mme Anglade. [...] Nous, notre rôle est de nous assurer que les 3000 emplois restent, mais aussi qu'ils profitent de la croissance mondiale dans ce domaine-là.»

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