TransCanada de retour devant Saint-Augustin

TransCanada avait réalisé des forages au fond du... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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TransCanada avait réalisé des forages au fond du fleuve Saint-Laurent à l'automne 2014.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) La compagnie TransCanada est de retour à Saint-Augustin ces jours-ci pour réaliser des levés sismiques dans le fleuve en vue d'y faire passer, éventuellement, son futur pipeline Énergie Est. Et les groupes écolos appellent la population à la vigilance.

L'entreprise est présente depuis le 16 septembre et prévoit avoir terminé d'ici le 7 octobre pour des travaux qui consistent essentiellement à actionner un canon à air au fond du Saint-Laurent pour sonder son lit. Le controversé projet de pipeline, qui amènerait 1,1 million de barils de pétrole par jour de l'Alberta jusqu'au Nouveau-Brunswick, doit longer le fleuve sur sa rive nord jusqu'à Saint-Augustin, d'où le tuyau bifurquera et passera dans le roc, à 100 mètres sous le lit du fleuve. D'où l'intérêt d'en connaître le sous-sol.

«Les travaux ne devront pas incommoder les résidents qui vivent à proximité. Nous n'utiliserons aucune charge explosive pendant les travaux en cours», assure le porte-parole d'Énergie Est Tim Duboyce, ajoutant qu'il n'y a sur place qu'un canot pneumatique et «trois ou quatre» bateaux d'une vingtaine de pieds de long. L'autorisation du ministère de l'Environnement (MDDELCC) est également assortie d'autres conditions, comme de prendre des mesures pour éloigner les poissons avant de procéder et ne pas empiéter sur la Réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures.

L'entreprise avait réalisé des sondages terrestres dans ce secteur l'an dernier, en plus de faire des forages au fond du fleuve à l'automne 2014.

Conditions enfreintes

Plusieurs groupes environnementalistes ont toutefois diffusé un communiqué, lundi, pour rappeler que TransCanada avait déjà enfreint les conditions imposées par l'Environnement. Lors de travaux en face de Cacouna, en 2014, en vue d'y construire un terminal pétrolier qui a été mis de côté depuis, la pipelinière avait dépassé les seuils de bruit qu'elle s'était engagée à respecter, ce qui était problématique dans un secteur très fréquenté par les bélugas. Le MDDELCC lui a également reproché d'avoir agi sans autorisation - encore qu'à cet égard, il y avait eu un flou autour des champs de compétences provinciales et fédérales.

«On ne peut faire confiance à TransCanada et le gouvernement devra être dans les bottes de la pétrolière pour s'assurer que, cette fois, elle respecte les conditions imposées pour ses travaux», a scandé le militant Patrick Bonin, de Greenpeace.

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