Desjardins poursuit son régime minceur

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Élu à la tête du Mouvement Desjardins en mars, Guy Cormier a officiellement succédé à Monique Leroux le mois suivant, au terme des assemblées générales annuelles, qui se tenaient à Montréal.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Le régime minceur instauré par le nouveau président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, se poursuit au sein de la coopérative, qui abolit 83 postes de directeurs et de directeurs principaux.

Cela représente huit pour cent des 1034 postes de directeurs et directeurs principaux que comptait l'institution avant l'annonce de cette nouvelle réorganisation.

«Le président a dit assez clairement qu'il souhaitait réduire les coûts au sein de la Fédération (des caisses)», a expliqué vendredi le porte-parole de Desjardins, André Chapleau, au cours d'un entretien téléphonique.

Desjardins - dont l'effectif total dépasse 47 000 employés - n'a pas indiqué quels secteurs ou à quels endroits les coupes de personnel s'effectuent.

À la fin du mois d'août, l'institution financière avait supprimé 28 postes de vice-présidents, ce qui représentait près de 22 pour cent des 128 vice-présidents que comptait le plus important mouvement coopératif financier au Canada.

Économies

D'après Desjardins, ces décisions devraient générer des économies de l'ordre de 35 à 40 millions $.

«La dernière restructuration de la Fédération remonte à 2009, a souligné M. Chapleau. Notre structure a évolué, tout comme le réseau des caisses. Je pense qu'il était normal que la Fédération fasse son bout de chemin en y allant d'efforts en ce sens (réduire les coûts).»

Le processus devrait être complété d'ici la fin de l'année, puisque certains employés touchés pourraient se voir offrir un poste à un niveau inférieur ou quitter pour la retraite.

Pour le moment, il est encore trop tôt pour dire si d'autres réductions de personnel sont à prévoir, a expliqué le porte-parole de Desjardins, précisant que «toutes les avenues» étaient examinées pour tenter de réduire les dépenses.

M. Chapleau a affirmé que la structure de 2009 «ne reflétait plus» les besoins actuels et qu'elle avait été adaptée à la situation actuelle, et ce, malgré des «conséquences malheureuses».

Nouvelle garde

Élu à la tête du Mouvement Desjardins en mars, Guy Cormier a officiellement succédé à Monique Leroux le mois suivant, au terme des assemblées générales annuelles, qui se tenaient à Montréal.

Celui-ci n'a pas mis de temps à instaurer des changements. Sous sa gouverne, le comité de direction compte désormais 11 membres, soit un de moins qu'auparavant.

M. Cormier avait remanié la haute direction à la mi-juin en regroupant les fonctions de plusieurs premiers vice-présidents, ce qui s'est traduit par plusieurs départs au sein du comité de direction du Mouvement Desjardins.

Le remaniement de l'état-major avait notamment provoqué le départ de Stéphane Achard, qui était premier vice-président et directeur général entreprises, service de cartes et monétique. M. Achard comptait 13 années au sein de la coopérative.

Au deuxième trimestre terminé le 30 juin, le Mouvement Desjardins avait vu son excédent plonger de 32 %, à 427 millions $, ce qui avait été attribué entre autres au ratio sinistres historiquement faible de ses activités d'assurances de dommages lors de la même période l'an dernier.

Ses revenus d'exploitation avaient toutefois affiché une croissance de 2,5 pour cent pour atteindre 3,5 milliards $.

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