Nouveau parc industriel projeté au sud de l'aéroport

Guy Drouin, de Village Vacances Valcartier, est propriétaire de la... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Guy Drouin, de Village Vacances Valcartier, est propriétaire de la quasi-totalité des terrains.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) La Ville de Québec a depuis longtemps l'intention de créer un nouveau parc industriel au sud de l'aéroport de Québec. Elle lance une étude pour vérifier si c'est faisable.

Les terrains ciblés sont situés entre la voie ferrée et l'emprise du ministère des Transports du Québec conservée pour un éventuel prolongement de l'autoroute Félix-Leclerc (40). À l'ouest, on trouve la route Jean-Gauvin et à l'est, le club de golf L'Albatros et le Collège Champigny. 

C'est le propriétaire du Village Vacances Valcartier, Guy Drouin, qui est propriétaire de la quasi-totalité des terrains. En 2009, il ambitionnait de construire là un centre récréotouristique quatre saisons de 100 millions $, mais il a plutôt décidé de concentrer ses investissements sur le site en exploitation au nord de Québec. 

Déjà, à l'époque, la Ville de Québec avait affiché sa préférence pour une zone industrielle et technologique, car les terrains de ce type sont de plus en plus rares dans la capitale. Les parcs industriels existants affichent presque complet. Saint-Augustin-de-Desmaures, municipalité voisine, est mieux pourvue. 

Le mandat accordé par le comité exécutif de la Ville de Québec à la firme BC2 Groupe Conseil, de Montréal, prévoit l'élaboration d'un plan d'aménagement. «C'est une étude pour vérifier la faisabilité environnementale, technique et au niveau des transports», précise le porte-parole David O'Brien. Il faut notamment faire l'inventaire des milieux humides, planifier la construction des rues, de l'aqueduc et des égouts, s'assurer que le réseau routier peut accommoder le transport lourd. 

«Une fois qu'elle aura les conclusions, la Ville pourra décider si elle va de l'avant ou non», dit M. O'Brien. Auquel cas elle devra acheter les terrains, modifier le zonage qui permet actuellement un usage agricole et de parc, les aménager pour ensuite les revendre. Selon le dernier rôle d'évaluation, il y en a pour environ 3,5 millions $. 

Le propriétaire des terrains s'est dit surpris, jeudi, des démarches entreprises sans aucune consultation. Il y a quelques années, M. Drouin a reçu un avis d'expropriation de la Ville, qui n'a jamais fait de suivi par la suite. L'homme d'affaires assure qu'il est prêt à vendre les terrains et qu'il l'a déjà verbalisé à l'administration municipale, avant même l'avis d'expropriation. «Moi, j'ai les mains attachées. Je ne peux rien faire avec mes terrains. S'ils veulent les avoir, on va s'entendre», a-t-il confié au Soleil.

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