Chine: le Canada peut se démarquer des États-Unis, dit Charest

Selon Jean Charest, la visite de M. Trudeau... (La Presse Canadienne)

Agrandir

Selon Jean Charest, la visite de M. Trudeau - une première visite officielle étant «toujours un moment très marquant» - aura un impact pour «les 10 ou 15 prochaines années» dans la relation qu'aura le Canada avec la Chine.

La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
Shanghai

Le Canada a une occasion majeure de tirer son épingle du jeu dans les relations avec la Chine, en devenant «un contrepoids à ce qui se passe aux États-Unis», a dit croire l'ancien premier ministre Jean Charest.

M. Charest, associé et conseiller stratégique pour des clients d'affaires au sein du cabinet d'avocats McCarthy Tétrault, a tenu ces propos en mêlée de presse, jeudi, à Shanghai en Chine, alors que le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, y effectue cette semaine sa première visite officielle.

Selon M. Charest, la visite de M. Trudeau - une première visite officielle étant «toujours un moment très marquant» - aura un impact pour «les 10 ou 15 prochaines années» dans la relation qu'aura le Canada avec la Chine.

L'ex-premier ministre du Québec a salué la demande d'adhésion du Canada à la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (BAII), soulignant qu'à sa création en 2015, le Canada avait été un des seuls pays à s'exclure avec le Japon et les États-Unis.

Concernant le voisin américain, il a également soutenu que l'élection présidentielle allait contribuer à redéfinir le positionnement de la Chine dans le monde. M. Charest avait sans doute en tête des propos durs envers la Chine du candidat républicain Donald Trump et de sa rivale démocrate Hillary Clinton, alors que souffle un certain vent de protectionnisme sur la campagne.

S'interrogeant sur la pertinence d'un accord de libre-échange entre le Canada et la Chine, M. Charest a dit croire qu'il était «sage d'y aller une étape après l'autre».

«On n'a qu'à faire un peu le tour du contexte dans lequel nous nous trouvons, a dit M. Charest. Il y a l'économie mondiale ralentie en grande partie parce que l'économie chinoise est en transition, il y a beaucoup d'incertitudes en Europe, il y a le phénomène du terrorisme, il y a les élections aux États-Unis. (Tout cela), à mon avis, va redéfinir le positionnement de la Chine dans le monde.

«Le Canada devient en quelque sorte un contrepoids à ce qui se passe aux États-Unis, c'est une occasion pour le Canada de se positionner dans cette relation-là avec nos partenaires chinois», a-t-il poursuivi.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer