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Gecko revient dans le giron 100 % québécois

Les deux fondateurs de Groupe Gecko Alliance, Benoît... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Les deux fondateurs de Groupe Gecko Alliance, Benoît Laflamme (vice-président marketing et développement de produits) et Michel Authier (président-directeur général), visent maintenant des acquisitions stratégiques pour élargir son offre de produits.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Les entreprises québécoises ne s'américanisent pas toutes.

C'est le cas de Groupe Gecko Alliance qui, avec des billets verts de Capital régional et coopératif Desjardins, revient sous le contrôle entier d'actionnaires québécois.

En effet, l'entreprise de Québec spécialisée dans le design, la production et la mise en marché de systèmes de contrôle, de claviers, de pompes et d'accessoires pour les spas annonce qu'avec l'appui de Capital régional et coopératif Desjardins, elle vient de procéder au rachat de 50 % des actions détenues par des gens d'affaires américains.

Michel Authier et Benoît Laflamme ont fondé Gecko en 1989. 

À ses premiers pas, la jeune entreprise se spécialisait dans la fabrication de systèmes de contrôle électronique pour les bains à remous.

Rapidement, les fondateurs ont adopté une stratégie de diversification et ils ont mis les bouchées doubles pour profiter de la croissance de la popularité des spas auprès du grand public. Aujourd'hui, ce marché représente pratiquement 100 % du chiffre d'affaires de Gecko.

«En 2002, nous avons eu l'occasion d'acquérir une technologie qui nous intéressait depuis longtemps. Nous avons alors acheté l'entreprise américaine qui possédait cette technologie. Ça nous permettait également de pouvoir compter sur des opérations manufacturières en sol américain. En contrepartie, les propriétaires de cette société américaine sont devenus actionnaires de Gecko», explique Michel Authier au Soleil.

De l'appétit pour la croissance

Les deux fondateurs de Gecko ont faim de croissance. 

Ils veulent accroître leurs parts de marché en Europe et en Asie. Actuellement, l'entreprise réalise 93 % de son chiffre d'affaires en Amérique du Nord, dont 75 % aux États-Unis.

Pour atteindre leur objectif, Michel Authier et Benoît Laflamme veulent notamment diversifier la gamme des produits offerts aux manufacturiers de spas comme Jacuzzi et MAAX. À côté des contrôles électroniques, des pompes, des systèmes pour assurer le maintien de la qualité de l'eau et des systèmes audio spécialement conçus pour les spas, Gecko veut élargir son offre.

«Dans un marché passablement fragmenté, il y a beaucoup de petits joueurs qui fabriquent des choses intéressantes», indique M. Authier en signalant que la croissance de Gecko allait notamment passer par des acquisitions stratégiques.

Pour faire des emplettes, il faut des sous - beaucoup de sous! - et les partenaires américains des fondateurs de Gecko ont signifié qu'ils n'étaient pas, eux, en phase d'expansion. 

«Nos trois partenaires américains sont plus âgés que nous. Ils avaient déjà commencé à envisager la possibilité de retirer tranquillement leurs billes», explique Michel Authier.

«Nous étions à la recherche d'un nouveau partenaire qui allait acheter les Américains et qui nous accompagnerait dans notre volonté de faire grandir l'entreprise.»

Du capital patient

Pour les propriétaires de Gecko, le partenariat avec Desjardins est un «fit» parfait.

«C'est notre banquier depuis 25 ans», fait remarquer M. Authier. «De plus, Capital régional et coopératif Desjardins ne saute pas dans le train pour faire un coup d'argent rapidement. Ses objectifs de rentabilité sont à long terme. Ça nous rassure.»

«Notre rôle sera de soutenir Gecko au cours des prochaines années tout en leur donnant accès à du capital patient pour d'éventuels projets de croissance», précise Luc Ménard, chef de l'exploitation de Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif. «Le plan de match des deux fondateurs est solide et leur relève est déjà bien en place au sein de l'équipe de direction.»

Gecko ne s'est pas fixé un objectif précis de création de nouveaux emplois à court terme. De toute évidence, ça ira de pair avec la croissance des activités de l'entreprise.

La compagnie fait actuellement travailler 360 personnes. Un peu plus de 160 d'entre elles sont en poste au siège social de Gecko à Québec.

L'entreprise est notamment propriétaire d'une usine au Mexique où elle y concentre ses activités de fabrication à grand volume. Une façon de réduire les coûts de production et d'être plus compétitifs.

Dans la capitale, les travailleurs de Gecko s'affairent principalement aux activités de recherche et développement et de conception de nouveaux produits. Des pièces à plus petit volume sont aussi assemblées à l'usine de la rue des Canetons, dans la zone industrielle du Carrefour du commerce.

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