Anticosti: le débat sur les hydrocarbures attire... les touristes

La municipalité de L'Île-d'Anticosti prolonge de trois semaines,...

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La municipalité de L'Île-d'Anticosti prolonge de trois semaines, jusqu'à la fin septembre, l'ouverture de son bureau touristique, une première.

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<p>Steeve Paradis</p>

(Baie-Comeau) Les effets collatéraux d'un dossier sont parfois positifs. C'est le cas sur l'île d'Anticosti, où le débat sur l'exploration des hydrocarbures qui fait rage ferait augmenter le nombre de touristes.

Ainsi, entre le 1er juin et cette semaine, plus de 900 personnes se sont arrêtées au bureau d'information touristique de l'île, une augmentation de 24 % selon Tourisme Côte-Nord. 

La municipalité de L'Île-d'Anticosti prolonge d'ailleurs de trois semaines, jusqu'à la fin septembre, l'ouverture de son bureau touristique, une première selon le directeur général Frédérick Lee.

«Mais les touristes ne viennent pas tous pour les bonnes raisons, a-t-il ajouté. Ils veulent venir voir avant que tout soit détruit sur l'île, comme certains disent. En fait, ce sont des propos qu'on n'entendait pas auparavant.»

Au sujet de l'éventuelle exploration et exploitation des hydrocarbures sur la grande île du golfe du Saint-Laurent, Frédérick Lee souligne que le sujet est de plus en plus tabou.

«Pour ce qui est des élus en place à la table du conseil, c'est unanime, tout le monde est contre. Mais dans la population, c'est beaucoup plus divisé. Avant la fracturation dans le sol, il y a une fracturation dans la population», illustre le directeur général, qui évoque la possibilité d'un référendum dans les prochains mois afin de trancher cette importante question.

Pas fâchés

Cela dit, les insulaires ne sont pas fâchés de voir plus de gens cet été, qu'ils soient là «pour les bonnes raisons» ou non. «Ça fait plus de revenus pour nos commerçants et ça nous fait aussi connaître un peu plus à l'extérieur, indique M. Lee. Ça peut aussi aider à démarrer certains projets.»

La municipalité ne semble d'ailleurs pas manquer de projets de développement socioéconomique. Au moins une trentaine sont sur la table, dont un qui suscite beaucoup d'intérêt, celui d'une candidature comme futur site du patrimoine mondial tel qu'établi par l'UNESCO. Au début du mois, le gouvernement fédéral a invité les intéressés à soumettre leurs candidatures. Sur l'île, l'invitation n'est pas restée lettre morte.

«On prépare déjà l'embauche de la ressource qui sera dédiée au projet», fait valoir M. Lee, surpris de l'engouement créé par l'idée de se joindre à cette prestigieuse liste. «On a déjà eu une quarantaine de propositions de personnes et d'organismes intéressés à embarquer là-dedans avec nous», poursuit celui qui souhaite «attirer [là-bas] les touristes qui visitent les sites du patrimoine mondial».

La liste du patrimoine mondial de l'UNESCO compte actuellement 1052 sites, dont 18 au Canada. Les sites retenus au Québec sont, bien sûr le plus connu, l'arrondissement historique du Vieux-Québec, ainsi que le parc national Miguasha, en Gaspésie. Les endroits qui font partie de cette liste sont reconnus comme ayant une valeur universelle exceptionnelle pour l'ensemble de l'humanité.

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