Le pdg de Pétrolia s'en va

Alexandre Gagnon se joindra prochainement à Pratt & Whitney Canada.... (Photothèque Le Soleil)

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Alexandre Gagnon se joindra prochainement à Pratt & Whitney Canada.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Québec

Alexandre Gagnon quitte ses fonctions de président-directeur général de la société Pétrolia, l'un des partenaires de l'État québécois dans le projet d'exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti. Il se joindra prochainement à Pratt & Whitney Canada, où il sera directeur, planification et analyse financière, dans l'équipe de développement des affaires à Longueuil.

Il sera remplacé de façon intérimaire par Martin Bélanger, qui siège sur le conseil d'administration de la société établie à Québec depuis près de deux ans.

L'annonce de ce changement a semblé surprendre les investisseurs, puisque à la Bourse de croissance TSX, à Toronto, l'action de Pétrolia (TSXV : PEA) a terminé la séance en baisse de 7,14 %, ou 1 ¢, pour clôturer à 19,5 ¢.

Très critique à l'égard du premier ministre Philippe Couillard en raison de son opposition à l'exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti, M. Gagnon avait quitté son rôle de porte-parole d'Hydrocarbures Anticosti - la société en commandite regroupant les partenaires impliqués dans le projet, dont le gouvernement du Québec - il y a moins de trois mois.

Par voie de communiqué, M. Gagnon - qui n'a pas accordé d'entrevues - a dit vouloir relever «un nouveau défi professionnel». «Pétrolia a surmonté d'imposants défis au cours des derniers mois. Aujourd'hui, nous avons toutes les raisons d'être fiers d'avoir pu jouer un rôle déterminant dans l'émergence d'une entreprise québécoise et au développement d'une expertise dans la filière des hydrocarbures», a-t-il indiqué.

Le départ de M. Gagnon ne serait pas lié à l'actuel bras de fer avec le gouvernement du Québec, puisque malgré les tensions, l'entreprise avait annoncé le mois dernier un financement supplémentaire de 8,5 millions $ effectué par Ressources Québec pour son projet gazier Bourque, situé en Gaspésie.

Le 12 juillet, Pétrolia s'était tournée vers les tribunaux pour forcer deux de ses partenaires de la société Hydrocarbures Anticosti à fournir les 13 millions $ promis pour le financement du forage exploratoire sur l'île d'Anticosti.

L'entreprise avait finalement obtenu une demi-victoire, puisque le tribunal avait forcé Ressources Québec et Saint-Aubin à verser, jusqu'en mai 2017, les fonds nécessaires pour permettre à Pétrolia d'assurer certains besoins primaires sur l'île d'Anticosti et pour maintenir certains emplois en place.

Rien de changé

Pour le maire d'Anticosti, John Pineault, le changement de direction à la tête de Pétrolia ne changera rien à sa relation avec l'entreprise. «Mon problème n'était pas tant avec eux que le gouvernement du Québec, a-t-il expliqué au cours d'un entretien téléphonique. C'est le gouvernement québécois qui a accordé les permis qui leur permettent de potentiellement de faire de la fracturation hydraulique.»

M. Pineault a qualifié de «bonne mais froide» sa relation d'affaires avec M. Gagnon et s'attend à ce que le successeur de ce dernier soit plus «conciliant» avec le gouvernement Couillard. «Peut-être que Pétrolia cherche quelqu'un pour préparer une négociation afin de sortir d'Anticosti, a-t-il lancé. En tout cas, je l'espère.»

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