Banque de 72 heures de grève pour quatre hôtels

Les travailleurs de l'Hôtel Delta, de l'Hôtel PUR... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Les travailleurs de l'Hôtel Delta, de l'Hôtel PUR (photo), du Hilton, et de l'Hôtel Classique se sont tous prononcés majoritairement pour l'adoption d'une banque de 72 heures de grève.

Le Soleil, Erick Labbé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Voulant leur part de l'excellent été enregistré dans le secteur hôtelier, les syndiqués de quatre grands hôtels de Québec ont voté jeudi pour se doter d'une banque de 72 heures de grève à exercer au moment jugé opportun.

Les travailleurs de l'Hôtel Delta (85 %), de l'Hôtel PUR (95 %), du Hilton (97 %), et de l'Hôtel Classique (100 %) se sont tous prononcés majoritairement pour l'adoption de cette banque dont le premier bloc de 24 heures est divisible alors que les deux autres devront être effectués sur des journées complètes. Au total, 620 personnes travaillent dans ces quatre établissements.

«Nos membres voient ce qui se passe, ils le vivent. Ils travaillent comme des fous. Le milieu touristique et hôtelier est en pleine croissance, et on s'attend à ce que ça continue. Cette année, le taux d'occupation a augmenté de 7 % à Québec par rapport à 2015 et les chiffres sont encore meilleurs que ceux de 2008, l'année du 400e. Les tarifs ont aussi augmenté de façon significative», a expliqué au Soleil Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce de la CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l'hôtellerie.

Négociations

Les votes de jeudi font suite à une négociation qui, indique M. Valiquette, n'avance pas au goût des travailleurs, dont la convention collective est échue depuis le 31 juillet. Les syndiqués réclament des hausses salariales totalisant 13 %, soit 4 % par année pour les trois premières années et 1 % la quatrième, des indemnisations de vacances de 2,5 % plutôt que 2 %, l'instauration ou l'amélioration des indemnités de départ et une certaine protection contre les abolitions de postes.

«Le problème est que, souvent, les employeurs abolissent des postes dont les tâches continuent d'exister, mais sont refilées à d'autres personnes. Cela a comme effet d'alourdir la tâche des travailleurs qui restent», indique M. Valiquette.

Deux autres syndicats hôteliers de Québec affiliés à la CSN, celui des travailleurs du Manoir du Lac Delage et celui des travailleurs de l'Hôtel Clarendon, se prononceront aussi sur l'adoption d'une banque de 72 heures de grève au cours des prochains jours. Lundi, ce sera au tour de leurs homologues de la région de Montréal de se pencher sur l'adoption de ce moyen de pression.

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