Les syndiqués de l'industrie hôtelière veulent leur juste part du gâteau

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Dans la capitale, des négos sont notamment en cours au Hilton (à gauche), et à l'Hôtel Delta (à droite).

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(Québec) Les hôteliers ne savent plus où donner de la tête. Soir après soir, leurs établissements affichent complet. Et leurs travailleurs, eux, veulent profiter de la manne.

Ils entendent bien satisfaire leur appétit dans le cadre des négociations en cours pour le renouvellement de leur convention collective. Sans demander la lune, insistent-ils.

«Nous vivons une saison touristique exceptionnelle. Tous les hôteliers, sans exception, vous le diront», indique Michel Valiquette, le responsable des négociations à la Fédération du commerce (CSN), qui pilote les pourparlers coordonnés menant au renouvellement des contrats de travail de 3000 syndiqués à l'emploi de 25 hôtels de la Belle Province.

Dans la région de Québec, les négos sont en cours dans six établissements : l'Hôtel Clarendon, le Hilton Québec, l'Hôtel Pur Québec, le Manoir du Lac Delage, l'Hôtel Classique et l'Hôtel Delta Québec.

Au début du mois d'août, l'Office du tourisme de Québec mentionnait au Soleil que la région de la capitale pourrait enregistrer sa meilleure saison touristique depuis les fêtes du 400e anniversaire de la ville en 2008. Le taux d'occupation hôtelière pour les six premiers mois de l'année affichait une progression de 7 %.

«C'est comme ça partout au Québec depuis 2015 et ça se poursuivra encore en 2017, si l'on se fie aux prévisions de Tourisme Québec», signale Michel Valiquette, en précisant que non seulement le taux d'occupation était élevé, mais que les hôteliers avaient aussi augmenté le prix des chambres au cours des derniers mois.

«Nous négocions donc dans une conjoncture qui est excellente, mais nous notons, aux tables de négociations, une volonté des employeurs de réaliser des gains sur le dos des travailleurs et de diminuer les conditions de travail. Qu'il s'agisse de la charge de travail des préposées aux chambres ou du travail des employés à statut précaire que l'on veut rendre encore plus précaire. Ils veulent que l'on fasse marche arrière sur des gains réalisés il y a 20 ou 30 ans.»

Moyens de pression «doux»

Pour le moment, les syndicats ont mis de l'avant des moyens de pression «doux», comme le port de l'épinglette ou du foulard.

«Si les patrons ne négocient pas sérieusement à partir de nos revendications, d'autres moyens seront envisagés. Nous n'excluons pas la possibilité d'aller chercher des votes de grève.»

À l'Association hôtelière de la région de Québec, la directrice générale, Natasha Desbiens, rapporte que les négociations vont bon train. «Pour l'instant, ça va bien.»

Même constat de la part d'Alan Murphy, le directeur du Manoir du Lac Delage, qui espère que les moyens de pression ne grimperont pas d'un cran.

Les quatre demandes syndicales

  • 1. Une convention collective d'une durée de quatre ans.
  • 2. Des augmentations salariales de 4 % en 2016, 4 % en 2017, 4 % en 2018 et 5 % en 2019.
  • 3. Une meilleure protection des emplois, notamment par le versement d'une compensation de 2000 $ par année de service, sans plafond, lors de la cessation d'une activité régulière dans les opérations quotidiennes.
  • 4. Une meilleure reconnaissance des années de service par l'ajout de 0,5 % du salaire gagné par semaine de vacances.

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