Rentrée scolaire: la solution sur mesure des soeurs Poulin

Les soeurs Nancy, Bianka, Chantale et Élise Poulin,... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Les soeurs Nancy, Bianka, Chantale et Élise Poulin, de l'entreprise Racine Carrée, à Saint-Alfred, en Beauce, vont habiller 9500 jeunes pour le début des classes.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) C'est aussi la rentrée scolaire pour les soeurs Chantale, Bianka, Nancy et Élise Poulin.

Des jeunes, elles vont en habiller 9500 pour le début des classes cette année.

Chantale, la présidente, et Bianka, la directrice des ventes, sont les propriétaires de Racine Carrée, une entreprise de Saint-Alfred, dans la Beauce, spécialisée dans l'élaboration, le design et la confection de vêtements scolaires.

À l'approche de la grouillante rentrée scolaire, elles peuvent toujours compter sur la précieuse collaboration de Nancy et Élise.

Pendant trois jours, cette semaine, elles ont distribué bas, pantalons, bermudas, jupes, kilts, chemises, polos, t-shirts, blousons, cardigans, cravates, bandeaux et élastiques à cheveux aux 2000 élèves de l'Académie Saint-Louis à Québec.

En fait, pendant la durée quasi complète du mois d'août, les soeurs Poulin font la tournée des 13 établissements d'enseignement des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches pour lesquels Racine Carrée fabrique des vêtements scolaires afin de livrer la marchandise.

Sur place, les élèves essaient ses vêtements afin de s'assurer que la taille est bonne. Un commando de couturières s'affaire à effectuer l'ourlet des pantalons.

Une opération réglée au quart de tour qui se met généralement en branle en novembre ou en décembre, explique Chantale Poulin au Soleil.

«À partir de la production de l'année précédente, j'établis nos prévisions. Au début de l'année, le travail des couturières débute. En avril, nous visitons les institutions pour la prise des commandes en prévision de la rentrée. Nous complétons ensuite la production. En juillet, nous préparons un à un les sacs de vêtements commandés par chacun des 9500 élèves. Et, finalement, nous nous déplaçons pour assurer la livraison.» 

Une Histoire de famille

Chantale, Bianka, Nancy et Élise Poulin ont grandi dans le monde des textiles. 

À une époque, leur père, Martin, possédait trois entreprises (Les Assemblages de Beauce, Confections Bianka, Confections Nan) qui faisaient travailler plus de 150 personnes. On y fabriquait des vêtements, mais aussi de la toile de jute.

C'était avant que les manufacturiers asiatiques se pointent le bout du nez et emportent tout sur leur passage en Amérique du Nord dans le secteur des textiles et plus particulièrement dans celui du vêtement.

Prenant la relève de son paternel, il y a une quinzaine d'années, Chantale Poulin a assisté à ce grand bouleversement.

«Pas de doute, il fallait se diversifier. Trouver une niche. Nous avons alors commencé à faire des uniformes scolaires. D'abord, pour un client montréalais. Puis, un jour, nous avons décidé de créer nos propres collections.»

Personnel vieillissant

Racine Carrée naissait il y a bientôt 10 ans. L'entreprise familiale fournit aujourd'hui un gagne-pain à une vingtaine de personnes, principalement des couturières. Une main-d'oeuvre difficile à dénicher, note Mme Poulin. La relève est pratiquement inexistante.

«L'âge moyen de nos couturières approche la soixantaine. Je vous avoue que c'est un peu inquiétant quand nous nous projetons dans l'avenir.»

Afin d'assurer du boulot à l'année à son personnel, l'entreprise de Saint-Alfred, une municipalité située près de Beauceville, a décroché un contrat d'un fournisseur de la Défense nationale pour la fabrication de toile de jute.

Uniforme scolaire: pas de frénésie dans les écoles de Québec

Jadis, l'uniforme scolaire, c'était l'affaire des écoles privées.

Peu à peu, des établissements du secteur public à travers la Belle Province emboîtent le pas.

Dans la région de Québec, toutefois, ce n'est pas la frénésie.

Sur le territoire de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, il y a l'école secondaire Le Sommet qui exige, depuis quelques années, le port de l'uniforme scolaire complet par les élèves.

Deux établissements de la Commission scolaire de la Capitale - les écoles secondaires de la Cité et Vanier - obligent les jeunes à revêtir un t-shirt ou un polo aux couleurs de l'école. Pas le pantalon ou la jupe.

Bien difficile d'avoir un portrait complet de la situation puisque la décision d'imposer une garde-robe scolaire ne relève pas des commissions scolaires, mais de chacune des écoles, précise la Fédération des commissions scolaires du Québec.

«Il y a assurément une augmentation du phénomène, mais ce n'est pas documenté», a tenu à ajouter la conseillère en communication de la Fédération des comités de parents du Québec, Crystel Jobin-Gagnon.

N'empêche que les entreprises de création et de confection d'uniformes scolaires sont à l'affût.

Nouveaux clients

«Nous ajoutons une nouvelle école par année à notre liste de clients», signale Chantale Poulin, la présidente de Racine Carrée.

«Nous ne cherchons pas nécessairement à prendre de l'expansion dans la région de Montréal. Le service après-vente à la clientèle a toujours été notre marque de commerce. Nous ne voulons pas nous éparpiller, car nous tenons à entretenir un lien de proximité avec les écoles et les parents. Vendre un polo quand vous êtes un fabricant de vêtements scolaires et vendre un polo quand vous êtes un détaillant, ce n'est pas la même paire de manches. Le client s'attend à recevoir plus de services», explique-t-elle.

Souris Mini et cie

La concurrence est forte dans l'univers québécois de l'uniforme scolaire.

À Québec, la chaîne de magasins de vêtements pour enfants Souris Mini a créé, en 2005, une division de collections de garde-robes scolaires appelée L'habit fait la mode. 

Pendant une soixantaine d'années, l'entreprise familiale Clément a eu sa collection de vêtements scolaires. Au cours des derniers mois, elle a passé le flambeau à Uniformes Sauvé de Montréal. Appartenant à la famille Bovet, Uniformes Sauvé a ouvert une boutique à Québec en mai. 

Uniformes Sauvé a aussi fait l'acquisition de la Maison Piacente de Montréal. Ces deux fournisseurs en uniformes scolaires habillent plus de 55 000 élèves inscrits dans plus de 80 établissements scolaires.

Parmi les autres joueurs importants au Québec, notons Flip Design de Drummondville. 

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