Hydro espère une hausse de 1,6 % de ses tarifs en 2017

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Hydro-Québec demande à la Régie de l'énergie le droit d'augmenter ses tarifs d'électricité de 1,6 % à compter du 1er avril 2017, pour tous ses clients résidentiels et la majorité de ses clients d'affaires.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Montréal

Hydro-Québec demande à la Régie de l'énergie le droit d'augmenter ses tarifs d'électricité de 1,6 % à compter du 1er avril 2017, pour tous ses clients résidentiels et la majorité de ses clients d'affaires.

La société d'État a déposé vendredi sa demande de hausse tarifaire en soulignant qu'elle se situe en deçà de l'inflation - et qu'elle respecte ainsi son engagement de limiter les augmentations des factures des clients au niveau de l'inflation, ou même plus bas. La prévision d'inflation du gouvernement québécois pour l'an prochain est de 2,4 %.

L'augmentation demandée pour la plupart des clients industriels est plus modeste, soit de 1,1 %.

Si la demande est acceptée, cela pourrait se traduire en une augmentation moyenne pour les résidences chauffées à l'électricité de 43 ¢ par mois pour un logement, de 2,36 $ par mois pour une petite maison et de 3,84 $ mensuellement pour une maison moyenne.

L'augmentation des tarifs demandée résulte notamment d'investissements faits afin d'assurer la pérennité de certains équipements du réseau de transport d'électricité, l'évolution du coût des achats d'électricité et une demande d'électricité plus faible que prévu.

Cette dernière serait due à plusieurs facteurs dont un changement de comportements au niveau de la clientèle, a indiqué Daniel Richard, président d'Hydro-Québec Distribution. «Nos clients sont de plus en plus soucieux de leur consommation électrique», a-t-il dit.

Température hivernale

D'autres facteurs ont toutefois aidé à limiter la hausse demandée, souligne Hydro-Québec : il s'agit du retour à des températures normales lors de l'hiver 2015-2016 et la baisse du coût du service, notamment en raison d'une amélioration de la productivité.

Les achats de puissance anticipés - ceux faits à l'extérieur du réseau pour des périodes d'achalandage, notamment celles des grands froids - seront moindres pour l'année à venir, selon Hydro-Québec.

«Ça va réduire la pression un peu au niveau de nos coûts», a commenté M. Richard.

La société d'État se félicite du fait qu'Hydro-Québec Distribution ait réalisé des gains d'efficience au cours des 10 dernières années d'une valeur de 432 millions $. Sans ceux-ci, les tarifs seraient d'environ 4 % plus élevés en 2017-2018, soutient-elle.

«Avec cette hausse demandée par Hydro-Québec Distribution, les tarifs d'Hydro-Québec demeureront les plus bas en Amérique du Nord pour le secteur résidentiel», a soutenu M. Richard lors de la conférence téléphonique pour la présentation de la demande.

Celle-ci a été déposée vendredi auprès de la Régie de l'énergie, qui rend sa décision habituellement en mars.

Deux hausses en deux ans

Pour 2016, Hydro-Québec avait été autorisée à augmenter ses tarifs d'électricité de 0,7 %, après avoir demandé une hausse plus substantielle de 1,7 %.

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) souhaite «vivement» que la demande de 1,6 % soit revue à la baisse.

«Les PME sont celles qui paient le plus cher en matière de tarifs d'électricité par rapport au coût de production», a rappelé en entrevue téléphonique Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale à la FCEI. Selon elle, les PME paient de 110 à 130 % du coût de livraison par rapport à 80 % pour les clients résidentiels.

Elles sont les plus désavantagées et pour certaines d'entre elles, les coûts reliés à l'énergie peuvent être assez importants, souligne-t-elle. Une hausse de 1,6 % a un impact dans leur cas, dit-elle.

Le fait que la demande d'Hydro-Québec se situe en deçà du niveau d'inflation n'est pas suffisant en soi pour qualifier d'acceptable la hausse demandée, affirme Mme Hébert. Elle ajoute qu'il y a d'autres facteurs à évaluer afin de voir si la demande de la société d'État est raisonnable, notamment en fonction de ses coûts.

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