Verizon acquiert Yahoo! pour 4,83 milliards $US

Le PDG de Verizon, Lowell McAdam, a indiqué... (Archives AP)

Agrandir

Le PDG de Verizon, Lowell McAdam, a indiqué dans un communiqué que les activités de Yahoo! seraient intégrées dans la même division que celles d'AOL, autre ex-fleuron d'internet racheté l'an dernier, afin de créer «un groupe international de médias de premier rang et d'aider à accélérer nos revenus dans la publicité en ligne».

Archives AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Associated Press
San Francisco

Verizon a annoncé, lundi, avoir acheté Yahoo pour 4,83 milliards $US, une transaction qui marquera la fin d'une époque pour une entreprise ayant déjà été l'une des forces du Web.

C'est la deuxième fois en deux ans que Verizon met la main sur une ancienne étoile de l'Internet, alors que l'entreprise cherche à étendre son empire en ligne. Le plus important fournisseur de services sans fil des États-Unis avait en effet déboursé l'an dernier 4,4 milliards $US pour acquérir AOL.

Yahoo sera incorporée dans les activités d'AOL de Verizon et sa chef de la direction, Marissa Mayer, pourrait ainsi travailler de nouveau avec Tim Armstrong, le chef de la direction d'AOL. Ce dernier a été un collègue de Mme Mayer chez Google pendant des années et a déjà tenté, sans succès, de la convaincre de regrouper leurs deux entreprises lorsqu'elles étaient encore indépendantes.

Plusieurs observateurs s'attendent à ce que la vente de Yahoo se traduise par la fin du règne de Mme Mayer à la tête de l'entreprise. Cependant, dans un message affiché sur Tumblr, Mme Mayer a indiqué, quelques instants après l'annonce de l'entente: «Pour moi, personnellement, je prévois de rester. J'aime Yahoo, et je crois en vous tous. C'est important pour moi de voir Yahoo avancer dans ce nouveau chapitre.»

Yahoo, établie à Sunnyvale, en Californie, a décidé de se départir de son service de courriel, de ses sites Web consacrés à l'actualité, aux finances et aux sports ainsi que de ses outils publicitaires. Sa décision n'est pas étrangère à la pression exercée par ses actionnaires, irrités par la chute prononcée des revenus de la compagnie au cours des huit dernières années.

Ses difficultés s'étaient accentuées même si les annonceurs investissaient davantage dans le marché publicitaire numérique, aujourd'hui évalué à 160 milliards $US selon la firme de recherche eMarketer.

Mais la plus grande partie de l'argent en circulation sur ce marché passe par le géant de la recherche Internet Google et le réseau social Facebook, deux entreprises qui ont éclipsé Yahoo dans le monde virtuel au fil des années.

La transaction ne comprend pas les réserves en espèces de Yahoo, ses actions dans Alibaba Group Holdings, ses actions dans Yahoo Japan et ses brevets jugés non essentiels.

Une fois la vente complétée, Yahoo deviendra une société de portefeuille pour ses participations dans le géant du commerce électronique chinois, Alibaba Group et Yahoo Japan. Ces investissements, réalisés il y a plus de 10 ans, ont été les actifs les mieux évalués de Yahoo pendant que Mme Mayer était à sa tête.

Yahoo changera de nom à la clôture de la transaction et deviendra une société d'investissement inscrite en Bourse.

Mises à pied

La transaction pourrait entraîner des milliers de mises à pied. Mme Mayer a déjà éliminé 1900 postes depuis septembre.

Malgré le déclin de Yahoo, ses activités restent attrayantes pour Verizon puisque le plus grand fournisseur de services sans fil des États-Unis tente de profiter de la croissance du nombre de gens qui vivent leur vie numérique sur leur téléphone intelligent.

Verizon profite déjà des plans de données qui relient ces appareils à Internet. Avec les services d'AOL et de Yahoo, Verizon espère être en mesure de contrôler une plus grande partie de la publicité sur les téléphones, plutôt que d'en céder le contrôle à Google et à Facebook.

Si Verizon avait déjà le plein contrôle sur Yahoo, elle aurait généré des revenus publicitaires d'environ 3,6 milliards $US aux États-Unis cette année, et aurait ravi la troisième position à Microsoft à ce chapitre, selon les estimations d'eMarketer. Elle resterait cependant bien loin derrière les projections de revenus publicitaires de Google et de Facebook, qui sont de 27 milliards $US et de 10 milliards $US respectivement.

La vente devrait être conclue durant le premier trimestre de 2017. Elle devra d'abord être approuvée par les actionnaires de Yahoo.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer