Le terrorisme, une menace grandissante pour l'économie mondiale

Le ministre français des Finances, Michel Sapin, a... (AFP, Bertrand Guay)

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Le ministre français des Finances, Michel Sapin, a décrit dimanche le terrorisme comme un nouveau facteur d'«incertitude» pour la conjoncture.

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Agence France-Presse
Chengdu

La recrudescence d'attentats à travers le globe est devenue une menace pour la croissance économique mondiale, ont averti dimanche les grands argentiers du G20, tandis que le ministre français Michel Sapin décrivait le terrorisme comme un nouveau facteur d'«incertitude» pour la conjoncture.

À l'issue d'une réunion de deux jours à Chengdu, dans le sud-ouest de la Chine, les ministres des Finances du G20 ont «condamné dans les termes les plus forts les récents attentats terroristes» survenus dans le monde.

Ils ont également inclus le terrorisme parmi les facteurs «compliquant» l'environnement économique mondial, selon leur communiqué final. Le Fonds monétaire international (FMI) avait fait le même constat au cours de la fin de semaine.

«C'est nouveau: le monde a déjà connu des attaques terroristes [...], mais aujourd'hui, la multiplicité des attentats créé une situation d'incertitude» au moins aussi dommageable pour l'économie «que des déstabilisations régionales ou qu'un conflit régional», a confirmé Michel Sapin.

Dès lors, «c'est normal que le terrorisme soit mentionné dans l'analyse du paysage économique», a insisté le ministre français des Finances dans un entretien à l'AFP.

À cet égard, la réunion de Chengdu a été l'occasion de «réaffirmer notre solidarité et notre résolution dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, et dans le renforcement des moyens pour enrayer le financement du terrorisme», a indiqué de son côté le secrétaire au Trésor Jacob Lew.

La question a été immanquablement abordée lors des dernières rencontres du G20, mais la succession d'attentats meurtriers ces dernières semaines, de Nice à Kaboul, lui conférait une acuité particulière.

Muscler l'offensive

En mai au Japon, les grands argentiers du G7 s'étaient déjà entendus pour muscler leur offensive contre le financement du terrorisme, via des échanges accrus entre organisations de renseignement et une meilleure collaboration dans la mise en oeuvre des sanctions financières, comme le gel de comptes bancaires.

Mais également par le renforcement du Gafi (Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux).

Ces efforts sont-ils efficaces pour prévenir le passage à l'acte d'individus isolés, comme c'était apparemment le cas du conducteur du camion ayant foncé dans la foule à Nice?

Au-delà des mesures s'attaquant au «financement des grandes structures du terrorisme» comme le groupe État islamique, un «deuxième versant» des propositions étudiées au G20 concerne directement «le financement des actions terroristes sur nos territoires», a expliqué M. Sapin.

«C'est du "terrorisme low-cost", il ne faut pas de grands moyens pour le mettre en oeuvre. Mais là aussi, on peut agir et on agit déjà: par exemple, dans le cas des cartes de crédit prépayées, qui jusque là, pouvaient être chargées de façon anonyme», a-t-il souligné.

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