La Revanche prend de l'expansion

Michel Bédard, Dany Simard et Caroline Picard viennent... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Michel Bédard, Dany Simard et Caroline Picard viennent d'investir près de 100 000 $ pour agrandir La Revanche, qui propose pas moins de 1500 jeux de société.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Il fallait arriver tôt, le vendredi ou le samedi soir, pour avoir une table à La Revanche, le temple des jeux de société à Québec.

«Régulièrement, nous refusions entre 50 et 100 personnes ces soirs-là», témoignent les propriétaires du pub ludique du quartier Saint-Roch, Michel Bédard, Caroline Picard et Dany Simard.

Ces derniers viennent d'investir près de 100 000 $ pour agrandir leur établissement qui propose pas moins de 1500 jeux de société. La Revanche passe de 62 à 127 places.

Et ça pourrait bien être insuffisant pour répondre à la demande, estime Dany Simard. «À mon avis, la place va se remplir assez facilement.»

Surtout qu'Ubisoft et ses 375 travailleurs viennent de s'installer dans le même édifice au 585, boulevard Charest Est.

La Revanche a ouvert ses portes en janvier 2014. Peu de temps auparavant, des commerces du genre voyaient le jour à Toronto et à Montréal.

Des entrepreneurs visionnaires qui voyaient se dessiner une nouvelle tendance dans les passe-temps prisés par une partie de la jeune génération qui, un jour, en a eu assez des manettes de jeux vidéo et qui avait le goût d'interagir avec parents et amis.

Michel Bédard et Dany Simard étaient programmeurs-analystes chez Fujitsu. Véritable passionné des jeux de société depuis son jeune âge, Michel Bédard organisait des séances de jeu, le midi, au travail. «C'était à l'époque où je me faisais regarder d'une drôle de façon. Les jeux de société, ce n'était vraiment pas la mode du jour.»

C'est ainsi qu'il a réussi à «contaminer» son collègue Simard. À son tour, ce dernier «infecta» Caroline Picard, sa conjointe, une éducatrice spécialisée.

Bien loin du Monopoly...

En 2013, les trois jeunes professionnels ont frappé un mur. Leur boulot respectif ne leur apportait plus autant de satisfaction. 

D'un commun accord, ils ont décidé que, dorénavant, ils allaient gagner leur croûte en vivant leur passion. Ils ont investi 250 000 $ pour ouvrir La Revanche où l'on peut manger, prendre un verre et même acheter des jeux. Le commerce fait travailler une vingtaine de personnes. 

Seule ombre au tableau : les propriétaires n'ont plus l'occasion de jouer aussi souvent qu'auparavant. Leur établissement accapare tout leur temps.

«Ce n'est pas bien grave», confie Michel Bédard. «Nous éprouvons autant de plaisir à faire jouer les clients et à leur faire découvrir de nouveaux jeux.»

Et des nouveaux jeux de société, il en arrive entre 1000 et 2000 sur le marché mondial chaque année. Au Québec, on compte annuellement près de 500 nouveaux titres francophones.

Bien difficile de s'y retrouver dans tous ses nouveaux titres qui présentent aux joueurs - néophytes ou experts - des défis se situant bien au-delà de ceux du Monopoly, du Risk ou du Jour de paye.

C'est pourquoi La Revanche fait appel à des animateurs pour conseiller les clients.

«Ici, on peut s'y perdre facilement», indique Caroline Picard en pointant les étagères débordant de jeux. «Les animateurs prennent le temps de discuter avec les clients pour connaître leurs intérêts. Ils vont leur proposer des jeux. Ils vont leur expliquer les règles de A à Z. À tout moment, les joueurs peuvent faire appel aux animateurs pour obtenir un éclaircissement.»

La Revanche «exporte» aussi son expertise. En effet, ses animateurs vont dans les écoles lors des congés pédagogiques, dans les résidences pour les personnes âgées et dans les bibliothèques publiques. «On peut aussi faire les 5 à 7 et les mariages!» signale Michel Bédard.

Qu'apporteriez-vous sur une île déserte?

Sur une île déserte avec quelques amis, les propriétaires de La Revanche amèneraient les jeux de société suivants :

Michel Bédard

Agricola (1 à 5 joueurs)

Le jeu s'inspire de l'Europe centrale des années 1670. Les joueurs doivent aménager leur chaumière, agrandir leur famille, élever des animaux et cultiver leurs champs. Le but est de survivre, en concurrence avec les autres joueurs.

Dany Simard

Dominion (2 à 4 joueurs)

Un jeu de cartes d'action qui place le joueur à la tête d'un royaume au temps du Moyen âge. À partir d'un paquet de cartes de départ, le but est d'acquérir des cartes supplémentaires pour obtenir le plus de terres.

Caroline Picard

L'Âge de pierre (2 à 4 joueurs)

Un jeu de gestion et placement dans lequel les joueurs développent leur clan de

chasseurs-cueilleurs aux temps préhistoriques.

Un choix unanime

Les Aventures du rail (2 à 5 joueurs)

Un jeu de plateau qui propose une course de liaisons ferroviaires aux États-Unis au XIXe siècle. 

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