Dépanneurs: marre des «tabac macoutes»!

Yves Servais, de l'Association des marchands dépanneurs et... (Photothèque Le Soleil)

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Yves Servais, de l'Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec, rappelle les deux initiatives récentes de l'association avec ses affiches sur l'âge légal.

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(Québec) Les propriétaires des dépanneurs en ont plein le dos des tactiques de répression des inspecteurs de la santé concernant la vente de produits du tabac aux mineurs. Ceux qu'ils appellent les «tabac macoutes» ont changé de tactique cet été.

«Depuis le début de l'été, au lieu d'envoyer un mineur acheter des cigarettes, les inspecteurs viennent à deux personnes : un mineur et un adulte [l'inspecteur]. Lorsque l'employé refuse de vendre le tabac à un mineur parce qu'il ne peut pas fournir la preuve qu'il est majeur, l'adulte à ses côtés qui prétend ne pas le connaître propose d'acheter les cigarettes à sa place. Les deux situations sont illégales», affirme Yves Servais, directeur général de l'Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ). Il dénonce ces méthodes, où les inspecteurs s'échangent les rôles pour appréhender les employés.

M. Servais s'étonne de ces nouvelles tactiques, surtout que l'AMDEQ avait eu l'assurance de la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, que le temps de la répression était terminé et qu'il fallait passer à l'éducation des consommateurs. C'est ce qu'elle avait déclaré lors de la commission parlementaire sur les nouvelles dispositions de la loi sur la vente des produits du tabac.

Éducation du public

Plus encore, M. Servais avait eu l'assurance de l'entourage de Mme Charlebois que le ministère ferait sa part dans l'éducation du public comme l'AMDEQ le fait avec ses programmes de sensibilisation et de formation des employés et des propriétaires de dépanneurs.

Il rappelle les deux initiatives récentes de l'association avec ses affiches rappelant que sans carte d'identité, une personne qui semble ne pas avoir l'âge légal ne pourra pas acheter de produits du tabac.

Pour M. Servais, rien n'a été fait côté sensibilisation sauf une publicité radiodiffusée avertissant les adultes qu'il est interdit de fumer dans une automobile en présence de jeunes âgés de 16 ans ou moins.

«Tous nos efforts sont restés lettre morte. Le gouvernement n'a pas respecté ses engagements. Au contraire, il poursuit le harcèlement des commerçants», martèle M. Servais. «Plusieurs de nos membres embauchent des étudiants l'été, et ce sont eux qui sont visés par les nouvelles méthodes des inspecteurs», poursuit-il en s'interrogeant sur les véritables intentions des inspecteurs : «Est-ce qu'ils veulent protéger leur job ou encore donner plus d'argent au Conseil du Trésor en donnant plus d'amendes à nos détaillants?»

S'il admet qu'il peut y avoir encore quelques délinquants dans certains commerces, il soutient que les employés et les propriétaires de dépanneurs sont vigilants, de sorte que le bilan s'améliore. Cependant, il répète avec vigueur que ce n'est pas aux gens des dépanneurs de faire l'éducation de la population, ce sont des commerçants.

Par ailleurs, personne dans l'association n'a vu d'adulte se faire prendre sur le fait par un inspecteur pour avoir acheté des produits du tabac pour un jeune de moins de 18 ans. Et les médias ne rapportent pas de contravention au Québec pour avoir fumé dans une automobile en présence d'enfants. Selon les recherches du Soleil, le seul cas rapporté dans la dernière année s'est produit en Acadie.

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