Vente de Texel à Lydall: «Cette fois, nous avons décidé d'écouter»

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Texel est l'un des plus importants fabricants de matériaux non tissés à usage technique en Amérique du Nord. Entreprise en santé, Texel affichait, au 31 janvier, des revenus de l'ordre de 72 millions $US.

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(Québec) «Des offres pour l'acquisition de notre division Texel, nous en recevions chaque année. Nous n'avions jamais prêté l'oreille auparavant. Jamais, jamais.»

Guy Bérubé fait partie de la direction d'ADS depuis une vingtaine d'années.

«Il y a six mois, deux acquéreurs stratégiques sont venus cogner à notre porte à quelques semaines d'intervalle. Cette fois, nous avons décidé d'écouter.»

ADS, la société appartenant aux frères Paul, Guy et René Drouin, a écouté les deux acquéreurs potentiels lui faire la cour et lui soumettre des offres. Celle de l'entreprise américaine Lydall l'a emporté.

Cette dernière a mis 96 millions $US sur la table pour faire l'acquisition de Texel qui fait travailler entre 300 et 330 personnes au Québec. La transaction comprend les usines beauceronnes de Saint-Elzéar et de Sainte-Marie, celle de Sherbrooke et un centre de distribution situé à Boucherville.

Texel est l'un des plus importants fabricants de matériaux non tissés à usage technique en Amérique du Nord. ADS en avait fait l'acquisition en 1987.

Il est présent dans plusieurs marchés dont ceux de l'automobile, de la filtration, de l'horticulture et des matériaux géotextiles, notamment pour la stabilisation, la protection et le renforcement des aménagements routiers et le contrôle de l'érosion.

Texel est une entreprise en santé qui affichait, le 31 janvier, des revenus de l'ordre de 72 millions $US et un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement de 12 millions $US.

Alors, cette fois, pourquoi avoir écouté les offres?

«Même s'ils sont en pleine forme et toujours aussi ambitieux, les frères Drouin prennent de l'âge. Ils savaient bien qu'ils devraient, tôt ou tard, prendre une décision au sujet de l'avenir de l'entreprise», explique Guy Bérubé qui, à la suite du départ à la retraite de Guy Drouin, vient d'être nommé directeur général de Texel. Il était auparavant vice-président et chef de la direction financière de l'entreprise.

«Les gens de Lydall nous ont clairement démontré, au cours des négociations, que nous pouvions leur faire confiance pour aider Texel à grandir.»

Inscrite à la Bourse de New York, Lydall (NYSE : LDL, 44,20 $US) évolue dans le monde des matériaux techniques conçus pour répondre, entre autres, à des besoins en matière de filtration et d'acoustique.

Avec l'acquisition de Texel, son chiffre d'affaires atteindra

750 millions $US. L'entreprise de Manchester, au Connecticut, possède des installations en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.

«Lydall fait des acquisitions stratégiques pour soutenir sa croissance qui va bon train ces dernières années et pour compléter sa gamme de produits qu'elle vend à travers le monde», explique Guy Bérubé au Soleil.

La vie continue...

Vendredi dernier, l'annonce de la transaction a été faite aux employés de Texel en présence de la haute direction de Lydall.

«Si l'on met de côté l'aspect émotif de l'affaire - il y avait un attachement réciproque entre les travailleurs et la famille Drouin -,

les gens ont compris que ça allait être business as usual avec Lydall. Les travailleurs gardent leur emploi. Les gestionnaires restent en poste. Texel conserve sa pleine autonomie, ses objectifs et la liberté de réaliser son plan d'affaires. Par contre, l'arrivée de Lydall nous ouvre une porte à un réseau mondial auquel nous n'avions pas accès. Ça apportera des retombées positives pour nous.»

Au cours des prochains mois, le nouveau propriétaire pourrait donner son aval à un projet d'investissement que caressait la direction de Texel depuis déjà quelque temps.

Chose certaine, Lydall n'a pas dépensé près de 100 millions $US pour couper les ailes à Texel. De l'avis de Guy Bérubé, la vente d'une entreprise d'ici n'est pas toujours une mauvaise nouvelle.

«Lydall paie pour la qualité et l'expertise de nos travailleurs qui se battent, année après année, pour que Texel soit compétitif sur un marché qui n'a pas de frontière.»

Ces dernières années, des entreprises de la région ont été vendues à des sociétés étrangères. Pensons à Medicago, à MAAX, à Vachon et à Creaform. 

D'autres entreprises d'ici font des emplettes à l'étranger, c'est le cas de Groupe Canam et de Premier Tech.

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