Refus en bloc au chantier Davie

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Le chantier Davie à Lévis

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(Québec) Les employés du chantier maritime Davie ont refusé une offre patronale à 91 %, dimanche matin, dans le cadre des négociations de leur nouvelle convention collective. Déçue, la direction est convaincue qu'elle avait mis sur la table l'offre la plus généreuse possible.

Les travailleuses et travailleurs ont essentiellement refusé de reconduire leur présent contrat de travail, échu le 30 juin, que l'employeur proposait de maintenir pour 18 mois. Selon Raphaël Jobin, président du syndicat des travailleurs du Chantier naval de Lauzon (CSN), l'offre était assortie d'une augmentation salariale de 2 % d'ici janvier et d'un boni de 0,5 % à la signature.

Ce dernier estime que le message envoyé par ses membres dimanche est on ne peut plus clair. «Ce que nos membres veulent, c'est un vrai contrat de travail», a-t-il dit, ajoutant que l'offre ne satisfaisait pas le rattrapage salarial demandé par la partie syndicale.

Selon M. Jobin, l'employeur a dévoilé récemment les prévisions de contrats pour le chantier. «Ils en ont pour 18 mois [de boulot]», ce qui équivaut à la période proposée pour prolonger la présente convention collective. Il croit que le propriétaire, le groupe Inocea, enverrait un meilleur message s'il s'engageait à plus long terme.

«Est-ce qu'ils vont faire leurs contrats et vont s'en aller après? Il n'y a pas d'investissement, pas de restructuration en cours. Au moins, s'ils s'engagent pour quelques années, ça enverrait un signal positif, ça montrerait une ouverture», a-t-il plaidé.

L'employeur a répliqué en fin d'après-midi, affirmant par voie de communiqué que l'offre soumise aux travailleurs avait été bonifiée au maximum. «Ce n'était pas une offre faible, c'était un geste pour remercier le travail accompli par tous», peut-on lire dans la missive. «Davie construit des navires en se basant sur des contrats à des prix très serrés. L'offre présentée était très généreuse et, bien franchement, au maximum de ce que nous pouvions offrir dans le contexte commercial actuel.»

L'employeur affirme que l'augmentation de salaire proposée était plutôt de 4,5 % étalée sur 12 mois. Elle nie également ne pas investir dans le chantier. «Il faut être de mauvaise foi pour prétendre le contraire», a confié une source près du dossier. «Alan Bowen, ancien pdg du chantier, va revenir de vacances plus tôt que prévu et s'impliquer dans le dossier», ajoute cette source.

Pas une impasse

Le syndicat s'était dit prêt à négocier avec la direction depuis le 26 avril. Quatre rencontres de travail ont depuis eu lieu et deux autres sont prévues cette semaine. Le refus de l'offre patronale ne signifie pas que les négociations sont dans une impasse, assure Raphaël Jobin. «On est au tout début», a-t-il dit, précisant qu'aucun moyen de pression n'était envisagé.

De 500 à 600 travailleurs sont actuellement actifs sur le chantier. Beaucoup d'entre eux ont été mis à pied à un moment ou l'autre cette année. «Certains ont été coupés trois fois.» Cette instabilité liée aux contrats et à la charge de travail a créé du mécontentement au sein des troupes, toujours selon M. Jobin, mais cela n'a pas nécessairement d'impact à la table de négociations.

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