Région de Québec: le taux de chômage tombe à 4,1 %

Le taux de chômage dans la région métropolitaine... (Archives AP)

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Le taux de chômage dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec - qui couvre essentiellement le territoire des villes de Québec et de Lévis - a enregistré une minuscule baisse de 0,1 point de pourcentage comparativement au mois précédent.

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(Toronto) À mi-chemin de l'année 2016, Québec trône au sommet des régions métropolitaines affichant le plus bas taux de chômage au Canada.

Selon les données mensuelles sur la population active publiées vendredi par Statistiques Canada, le taux de chômage dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec - qui couvre essentiellement le territoire des villes de Québec et de Lévis - s'établissait à 4,1 % à la fin du mois de juin. Une minuscule baisse de 0,1 point de pourcentage comparativement au mois précédent.

À la fin des trois premiers mois de l'année, le taux de chômage était de 5,1 %.

Au chapitre de l'emploi en juin, la RMR de Québec fait mieux que Vancouver (5,4 %), Winnipeg (6,3 %), Toronto (6,7 %), Ottawa (6,9 %), Edmonton (7 %), Montréal (7,8 %) et Calgary (8,3 %).

Encore une fois, ce n'est pas la création de nouveaux emplois qui a fait descendre le taux de chômage, mais bien la diminution du nombre de personnes cherchant activement un boulot. Dans les faits, il s'est perdu des emplois en juin dans la RMR de Québec. Trois cents, selon Statistiques Canada.

À la fin du mois mars, la RMR de Québec comptait 432 888 emplois. Trois mois plus tard, elle en dénombrait 432 500.

«Le taux de chômage a affiché une baisse considérable par rapport au 5,1 % obtenu au premier trimestre en raison d'un fort repli de la population active (-1,1 %) qui a été supérieur à celui du nombre d'emplois (0,1 %)», a souligné l'économiste principal de Québec International, Louis Gagnon.

Et si la population active baisse, a poursuivi ce dernier, ce n'est pas parce que les chercheurs d'emploi, découragés, sont rentrés à la maison en attendant que le marché de l'emploi reprenne du poil de la bête comme c'est le cas ailleurs au Canada, notamment en Alberta.

Bassin d'emploi

Au contraire. Le marché de l'emploi est florissant à Québec. Un petit indice? Vendredi, sur le site d'Emploi Québec, les employeurs des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches affichaient 8156 postes à pourvoir.

Le «problème» de la région de Québec, c'est que le bassin de chercheurs d'emploi se vide à un rythme important en raison du vieillissement de la population. Ce bassin n'arrive pas à refaire le plein de candidats pour permettre aux entreprises de trouver la relève nécessaire pour assurer le remplacement de leurs salariés qui partent à la retraite et pour poursuivre leur croissance.

Il ne s'agit pas d'un épisode éphémère, a soutenu Louis Gagnon. Le repli de la population active va se poursuivre en 2017.

«C'est inévitable. Les employeurs devront continuer à s'ajuster à la rareté de la main-d'oeuvre disponible. Ils devront être imaginatifs pour relever cet enjeu. Ils devront recruter à l'étranger. Ils devront automatiser leurs processus de production. Ils devront se robotiser. Il en va de la pérennité de leur entreprise», a indiqué l'économiste principal de Québec International.

27 400 emplois à temps plein perdus

Si la RMR de Québec a perdu 300 emplois en juin, le Québec, lui, en a échappé 1100.

La diminution de la population active, comme dans le cas de la RMR de Québec, a un effet sur le taux de chômage qui est passé de 7,1 % à 7 %.

Le Parti québécois n'a pas manqué de souligner que la Belle Province avait vu s'envoler 27 400 emplois à temps plein le mois dernier.

«Nous avons assisté à de nombreuses annonces à grand déploiement ces derniers mois, mais rien dans celles-ci n'était concret pour l'emploi et le développement économique», a dénoncé le chef de l'opposition officielle et député de Jonquière, Sylvain Gaudreault. «Les écrans de fumée sont devenus la grande spécialité de ce gouvernement.»

Pour son collègue Nicolas Marceau, «la promesse du premier ministre Philippe Couillard de créer 250 000 emplois est un mythe qui se confirme de mois en mois.»


Un léger recul au Canada

Au Canada, le taux de chômage affichait 6,8 % en juin. Une très légère baisse par rapport au mois précédent (6,9 %). Dans les faits, le taux de chômage n'a jamais été aussi bas depuis un an au pays.

Une performance qui n'est surtout pas révélatrice d'un marché de l'emploi «vigoureux», s'empresse de préciser Matthieu Arseneau, économiste principal à la Banque Nationale.

En effet, si le taux de chômage a diminué de 0,1 point de pourcentage le mois dernier, c'est tout simplement une conséquence du fait que le nombre de personnes à la recherche d'un gagne-pain a baissé.

Dans ses données sur la population active publiée vendredi, Statistique Canada rapporte une diminution de la population active d'un peu plus de 20 000 personnes.

«Le recul de la population active ces trois derniers mois est le plus important en plus de cinq ans», fait remarquer Matthieu Arseneau. «Ce phénomène traduit peut-être le découragement de certains demandeurs d'emploi dans les provinces en difficulté.»

D'un océan à l'autre, il s'est perdu 700 emplois en juin. La chute s'est fait notamment sentir du côté de l'emploi à temps plein.

Gains en Colombie-Britannique

Seule la Colombie-Britannique a fait des gains avec la création de 16 000 emplois. Il s'en est perdu 4200 en Ontario, 1900 en Alberta et 1100 au Québec.

«Selon nous, il fallait s'attendre à ce ralentissement après des gains démesurés des trois précédents mois», note l'économiste principal de la Banque Nationale. Il s'était créé 7267 emplois au pays au cours des six derniers mois.

«Le mouvement de yo-yo de l'emploi observé depuis février 2016 a pris fin le mois dernier au Canada», signale pour sa part Joëlle Noreau, économiste principale au Mouvement Desjardins. 

«Après une succession de gains et de pertes, le marché du travail a fait une pause. Ce piétinement de l'emploi est à l'image de l'attentisme qui plane sur le contexte économique général et sur les intentions des entreprises.»

Pour elle, un vent d'espoir arrive toutefois des États-Unis où il s'est créé 287 000 emplois le mois dernier, un résultat qui a déjoué les calculs des observateurs les plus optimistes.  Gilbert Leduc

Croissance robuste aux États-Unis

Après deux mois de faibles embauches, les employeurs américains ont créé 287 000 emplois en juin, un chiffre robuste qui permet de croire que l'économie des États-Unis pourrait s'être remise du ralentissement observé plus tôt dans l'année. Le rapport sur le marché du travail montre une solide amélioration par rapport au décevant rapport du mois de mai, qui n'avait fait état que de 

11 000 nouveaux emplois. Le taux de chômage est passé de 4,7 % à 

4,9 %, a précisé le département du Travail dans son rapport de vendredi. Mais cette hausse était attribuable à un facteur encourageant : un plus grand nombre d'Américains se sont mis à la recherche d'un emploi -  signe d'une confiance croissante envers leurs perspectives. AP

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