Groupe Labrie Enviroquip: être troisième ne suffit pas

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Avec une production annuelle de 1200 véhicules de collecte de rebuts et de recyclage, Groupe Labrie Enviroquip est actuellement le troisième plus important fabricant en Amérique du Nord

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Depuis la mi-juin, huit nouveaux camions de couleur verte de la compagnie Services Matrec circulent dans les rues du centre-ville et du Vieux-Québec pour la collecte des ordures.

D'un empattement deux fois plus petit qu'un camion traditionnel- et aussi moins bruyant -, l'engin à nez plat a été conçu pour sillonner les artères sinueuses des quartiers centraux de la capitale.

Une entreprise octogénaire de Lévis, Groupe Labrie Enviroquip, a largement contribué à la construction de ce véhicule fait sur mesure pour la Ville de Québec.

Avec une production annuelle de 1200 véhicules de collecte de rebuts et de recyclage, Labrie est le troisième plus important fabricant en Amérique du Nord.

Fondée en 1933 puis acquise en 2012 par la société américaine Myers Power Products, Labrie a les yeux rivés sur le deuxième rang.

Comptant 750 employés - dont 450 à Lévis et à Saint-Ubalde - et des usines au Québec, dans l'État de la Géorgie et au Mexique, Labrie possède maintenant la capacité de production lui permettant d'aspirer à cette deuxième position.

En ajoutant un quart de travail, l'entreprise pourrait faire passer sa capacité de production à 1400 véhicules par année.

«Il n'y a pas si longtemps encore, nous n'avions qu'une seule usine. Il était alors impossible de penser pouvoir rivaliser avec des compétiteurs qui, eux, construisent jusqu'à 3000 camions par année à partir de plusieurs sites de production», explique Éric Gingras, vice-président aux finances et à l'administration du Groupe Labrie Enviroquip.

De constructeur, à l'origine, de véhicules à chargement latéral, Labrie met également sur la route depuis quelques années des camions à chargement arrière et à chargement frontal. «Nous avons réussi à percer des secteurs dans lesquels nous étions pratiquement totalement absents il y a quelques années», fait remarquer M. Gingras.

«Nous concevons constamment de nouveaux produits et nous nous sommes rapprochés des grands marchés que représentent le Texas, la Floride et la Californie. Construire un camion à Lévis et le vendre à un client de la Californie, ça peut représenter des frais de transport de l'ordre de 10000 $ pour ce dernier. Avec une usine au Mexique et une autre dans le sud-est des États-Unis, nous devenons encore plus compétitifs dans ces gros marchés.»

Sept véhicules sur 10 construits à Lévis prennent la route des États-Unis.

Le vice-président aux finances et à l'administration du... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Le vice-président aux finances et à l'administration du Groupe Labrie Enviroquip, Éric Gingras.

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Dans le chiffre d'affaires de l'entreprise, le pourcentage des ventes hors du Canada et des États-Unis est d'à peine 1 %. «Pour aspirer devenir le deuxième joueur de notre industrie en Amérique du Nord, il faudra nécessairement accroître nos ventes à l'étranger. Ça fait partie de notre stratégie d'affaires», explique Éric Gingras.

Par ailleurs, en multipliant ses places d'affaires, Labrie a trouvé une façon de se mettre à l'abri des contrecoups de la variation des taux de change et ainsi de préserver sa rentabilité.

Un millier de clients 

Contrairement aux grands constructeurs automobiles, Labrie ne fait pas dans la fabrication en série. 

«Chaque commande que nous recevons est différente», précise Éric Gingras.

À son usine de Lévis, Labrie reçoit les châssis des véhicules achetés par ses clients. Des clients, l'entreprise en compte un millier. Des flottes privées - comme Matrec ou Gaudreau Environnement -, des distributeurs canadiens et américains et des villes.

Labrie installe les bennes sur les châssis. Une benne comporte pas moins de 300 composantes différentes.

«Les configurations sont multiples. À partir de nos 25 modèles de véhicule de base, nous développons, bon an mal an, 500 nouvelles options. Il arrive que nous devions modifier le châssis. Le déshabiller. Le couper, le baisser, puis le ressouder. C'est ainsi que nous parvenons à répondre aux besoins spécifiques des clients, comme dans le cas de la Ville de Québec qui recherchait un type particulier de véhicules pour les petites rues du Vieux-Québec.»

Les avancées technologiques n'arrêtent pas non plus. Même pour les camions de vidanges!

Il n'est pas bien loin le jour où les véhicules seront équipés d'instruments de mesure et de géolocalisation qui établiront le poids des déchets mis à la rue par les entreprises et les citoyens. Ce qui pourrait permettre aux villes de facturer les contribuables selon la quantité de déchets déposés dans les bacs. 

Labrie a une équipe d'une trentaine d'ingénieurs et de techniciens dédiée à la recherche et au développement.

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