Québec accueillera les Olympiades de la fraise

Les 500 producteurs québécois de fraises fournissent 52... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Les 500 producteurs québécois de fraises fournissent 52 % de la récolte canadienne.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Tous les quatre ans, il y a les Jeux olympiques. Tous les quatre ans, il y a aussi les Olympiades de la fraise!

C'est à Québec, du 13 au 17 août, que se tiendra le 8e Symposium international de la fraise.

Pas moins de 400 chercheurs, producteurs et intervenants du milieu agricole venant d'une cinquantaine de pays, notamment de la Chine, de la France, des États-Unis et du Mexique, se réuniront au Centre des congrès de Québec pour participer à ce rendez-vous technique et scientifique qui s'était tenu à Pékin (Chine) en 2012, à Huelva (Espagne) en 2008 et à Brisbane (Australie) en 2004.

Organisé par le Centre de recherche en horticulture de l'Université Laval et parrainé par la Société internationale des sciences horticoles, ce rassemblement permettra, entre autres, de faire le point sur le développement des nouvelles sélections génétiques, sur les récentes avancées dans la gestion des cultures, sur les nouvelles stratégies de marketing, sur les maladies et la lutte antiparasitaire et sur les avantages de la consommation quotidienne du beau fruit rouge pour la santé de la population.

Les professeurs Yves Desjardins et André Gosselin, de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval, agissent à titre de président et de vice-président des 8es Olympiades de la fraise.

Saison de 130 jours

Joint dans son champ, dans la région de Trois-Rivières, le président de l'Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec, David Lemire, estime que la tenue du Symposium international de la fraise dans la Belle Province illustre à quel point le Québec a réussi à prendre sa place sur l'échelle internationale.

«Après la Californie et la Floride, nous sommes devenus le troisième producteur de fraises en importance en Amérique du Nord», explique-t-il en signalant que les 500 producteurs québécois de fraises fournissent 52 % de la récolte canadienne.

«Et dire qu'il n'y a pas si longtemps encore, notre production durait à peine quelques semaines. En raison de l'approche très avant-gardiste de nos producteurs et du développement de nouvelles variétés, nous en récoltons aujourd'hui pendant un peu plus de cinq mois. Ça nous permet d'être présents plus longtemps dans les épiceries et les supermarchés.»

En effet, selon l'Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, la saison des fraises dans la Belle Province dure maintenant plus de 130 jours.

«Elle commence au début du mois de juin avec les premières fraises et se termine à la mi-octobre avec les fraises d'automne», fait-on remarquer en précisant que la première fraise québécoise en épicerie, cette année, a été vendue le 25 mai.

La tenue, dans la capitale, du Symposium international de la fraise permettra aux producteurs québécois de continuer d'enrichir leurs connaissances, croit David Lemire. «Ils auront accès aux dernières découvertes. Ils pourront rencontrer tous les intervenants liés de près ou de loin à notre industrie, qu'il s'agisse de producteurs de plants, de fabricants de pots et de produits de plastique, etc. Je vous le dis, c'est énorme, ces Olympiades de la fraise pour nous.»

Le temps de l'autocueillette

Dans la région de la Chaudière-Appalaches, le début de la saison de l'autocueillette sera souligné par un événement de presse qui tiendra mercredi prochain chez Benjafraises à Saint-Benjamin.

Une saison qui s'ouvre une semaine plus tard que prévu en raison des températures fraîches - pour ne pas dire froides - du mois de mai.

Selon l'Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, les citoyens peuvent se rendre chez plus de 200 producteurs à travers la province pour cueillir eux-mêmes le délicieux fruit. Pour trouver un producteur : fraisesetframboisesduquebec.com/autocueillette/

Précisant que les prix peuvent varier d'une région à l'autre ou encore d'une semaine à l'autre, l'Association informe que les consommateurs doivent s'attendre à payer entre 8 $ et 10 $ le trois litres de fraises ou près de 3 $ la livre.

Pour Denis Lemire, le principal défi des producteurs de fraises en ce début de saison est de trouver la recette pour affronter la féroce compétition venant de la Californie et de la Floride.

«Il faut être super performant. Nous devons continuer de nous améliorer afin d'en arriver à réduire davantage nos coûts de production pour être en mesure de prendre d'assaut, par exemple, le marché du nord-est des États-Unis. Boston et New York, c'est gros et ce n'est pas bien loin d'ici.»

Le Québec exporte peu de fraises. La production est principalement destinée au marché local.

Quant à la problématique de la rareté de la main-d'oeuvre, la situation tend à se résorber un brin grâce à l'apport de travailleurs saisonniers étrangers.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer