Année faste pour le Fonds d'emprunt Québec

Audrey-Anne Pouliot, qui a mis au monde La Folle... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Audrey-Anne Pouliot, qui a mis au monde La Folle Tablée, une PME qui confectionne des «tables sucrées», a reçu un coup de pouce financier du Fonds d'emprunt Québec.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Géomorphologue de profession, Maude Pelletier a mis en orbite GéniDrone, une entreprise spécialisée dans l'acquisition et le traitement d'images et de vidéos aériennes.

Originaire du Sénégal, Fatou Diedhiou (Nutriobab) importe de la pulpe de baobab.

Sergio Pereira de Souza, un jeune immigrant brésilien, a ouvert sa pâtisserie traditionnelle (Mi Churros) aux Galeries de la Capitale.

Audrey-Anne Pouliot a mis au monde La Folle Tablée, une PME qui confectionne des «tables sucrées». Ses arrangements de desserts, de bonbons et de maïs soufflé font des malheurs lors d'événements festifs.

Cynthia Roussel et Nathalie Dionne, elles, ont créé Culottées! Atelier de couture.

Et la liste se poursuit.

Directeur général du Fonds d'emprunt Québec (FEQ), Aina Rakotoarinivo fait le constat : l'entrepreneuriat gagne du terrain dans la région de Québec.

Après l'incertitude provoquée par la fin des activités du CLD de Québec, la poussière a fini par retomber. La Ville de Québec a créé sa division de l'entrepreneuriat et du développement. Des organisations comme la plateforme de financement participatif La Ruche vont sentir leur présence. «Au-delà de nos missions respectives, nous travaillons tous ensemble pour optimiser l'aide aux entrepreneurs», note M. Rakotoarinivo.

Les statistiques de l'année 2015-2016 de la FEQ qui donne accès au crédit aux entrepreneurs en devenir éprouvant des difficultés d'accès aux réseaux traditionnels de financement parlent d'eux-mêmes.

Le nombre d'entreprises créées grâce au coup de pouce financier du Fonds d'emprunt Québec a connu un bond prodigieux de 280 % en 2015-2016 par rapport à l'exercice précédent. Il est passé de 26 à 73.

Des entreprises qui, pour la plupart, ne devraient pas tomber au combat demain matin, car elles feront l'objet d'un accompagnement serré de la part de la petite équipe du FEQ tout au long de leur développement.

«Après cinq ans, le taux de survie des entreprises que nous aidons est de 68 %», signale M. Rakotoarinivo. Au Canada, à peine 30 % des nouvelles entreprises sont encore debout après cinq ans.

Le Fonds d'emprunt Québec prête de l'argent aux entrepreneurs qui, trop jeunes ou trop inexpérimentés, n'intéressent pas les banquiers. 

En 2015-2016, le FEQ a accordé 26 prêts pour un montant total de 307 801 $. Le prêt moyen était d'un peu moins de 12 000 $. Treize entreprises et vingt-quatre emplois ont été créés grâce à ces prêts. À cela s'ajoutent 44 emplois et 13 entreprises maintenus.

Les billets verts de l'organisme à but non lucratif jouent un rôle de levier. 

L'an dernier, les prêts accordés ont permis de faire débloquer des investissements de 1,3 million $. 

En plus du microcrédit, le FEQ accompagne les travailleurs autonomes qui veulent se lancer en affaires.

C'est le cas d'Isabelle Wolfe qui lancera, cet automne, une plateforme de diffusion de formation en ligne (savoirmieuxetre.com) consacrée à la santé, à l'éducation et à la psychologie.

En transition de carrière, celle qui a été l'âme de la série télévisée TDAH, mon amour portant sur les enfants vivant avec un trouble déficitaire de l'attention et sur les conséquences sur leur entourage a bénéficié de l'aide d'un conseiller pour la préparation de son plan d'affaires. Elle a pu aussi toucher une subvention salariale, le temps de mettre son projet sur les rails.

Des entrepreneurs comme Isabelle Wolfe, le FEQ en a épaulé une soixantaine au cours de la dernière année.

Vers une capitalisation de 2 millions $

L'argent qu'il prête aux entrepreneurs, le Fonds d'emprunt Québec va le chercher auprès du Mouvement Desjardins, des communautés religieuses, du secteur privé, des organismes à but non lucratif, des syndicats et de la Ville de Québec.

Des anciens «clients» du FEQ sortent aussi de l'argent de leur poche pour épauler la génération montante d'entrepreneurs. C'est le cas de la microbrasserie La Barberie, qui remet en dons une partie de ventes de l'une de ses bières, la Brasse-Camarade.

Le capital mobilisé par le FEQ depuis 19 ans s'élève à un peu plus de 1,5 million $.  

«Notre objectif est maintenant de lui faire franchir la barrière du 2 millions $ en 2017-2018», affirme Aina Rakotoarinivo en indiquant que les efforts de sollicitation vont monter d'un cran au cours des prochains mois.

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