Davie met à pied 120 travailleurs

Le chantier naval de Lévis annonce la cessation... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Le chantier naval de Lévis annonce la cessation immédiate des travaux en cours sur l'un des deux traversiers qui feront, un jour, la navette entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Chantier Davie Canada avait laissé entendre, au début de la semaine, que ses démêlés avec la Société des traversiers du Québec (STQ) pourraient provoquer de nouvelles mises à pied. La mauvaise nouvelle appréhendée est tombée vendredi matin.

Le chantier naval de Lévis annonce la cessation immédiate des travaux en cours sur l'un des deux traversiers qui feront, un jour, la navette entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.

Du coup, 120 travailleurs perdent temporairement leur boulot.

Et ce n'est peut-être que le début.

«Si la STQ maintient sa position actuelle, nous n'aurons d'autre alternative que de procéder à des nouvelles mises à pied la semaine prochaine», écrit la direction de Chantier Davie Canada dans un message envoyé à son personnel.

«Nous ne pouvons plus financer ce projet de construction de traversiers sans que la STQ accepte le règlement des réclamations en suspens», martèle Davie.

Le versement, le 8 avril dernier, d'une avance de 20 millions $ par le gouvernement du Québec pour permettre la reprise des travaux sur les deux bateaux-passeurs - qui avaient été stoppés une première fois en mars dernier - n'a pas permis de régler tous les problèmes entre les deux partenaires d'affaires.

Le chantier naval se plaint, entre autres, du fait que le processus de médiation qui devait se mettre en prendre à la suite de l'intervention du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports, Jacques Daoust, tarde à décoller.

«Il y a deux mois, on nous a promis un processus rapide de six semaines afin de régler les réclamations de Davie dans le cadre du processus de règlement des différends avec la STQ. Malheureusement, nous devons vous informer que rien ne s'est passé depuis. La série de réclamations de Davie est tout à fait valable et le fait que la STQ essaie de gagner du temps empêche la construction de ces navires», fait valoir Chantier Davie Canada dans la missive envoyée à ses 1200 employés.

«Malheureusement, nous ne pouvons plus continuer à financer la construction de ces navires très complexes», ajoute-t-on en soulignant que c'était maintenant par la voie des tribunaux que la compagnie entendait se faire entendre.

«Nous préparons actuellement une requête auprès de la Cour supérieure, mais cela entraînera une autre période de retard. Bien évidemment, notre préférence est de maintenant trouver une autre solution afin de garder nos employés au travail et faire en sorte que la construction des navires se poursuive, alors que nous faisons face, une fois de plus, à des délais supplémentaires puisque le processus de règlement de différends n'est pas réglé.»

Au début de la semaine, la Société des traversiers du Québec indiquait au Soleil qu'elle allait s'abstenir de tout commentaire «par respect du processus engagé entre les parties concernées concernant le différend allégué».

En plus de ces 120 mises à pied, rappelons que Davie avait licencié 72 travailleurs, au début du mois, à la suite de la fin du contrat des travaux de modernisation de deux navires de la Garde côtière canadienne : le NGCC Henry Larsen et le NGCC Earl Grey.

«Litige inqualifiable» selon la CSN

«C'est encore une fois les travailleurs qui font les frais des démêlées entre la Davie et la STQ», a dénoncé le président du syndicat des travailleurs du Chantier naval de Lauzon (CSN), Raphaël Jobin, qui juge «désolant» que le syndicat ait été tenu dans l'ignorance au sujet des mises à pied.

La CSN parle d'un litige inqualifiable et demande au ministre Jacques Daoust d'intervenir.

«À force de faire des réembauches et des mises à pied répétitives, nous allons perdre l'expertise qui se tournera vers d'autres entreprises plus stables. C'est sans compter l'insécurité qui est causée dans les familles touchées. Est-ce que c'est le but que le gouvernement du Québec cherche à atteindre?» a indiqué, pour sa part, la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras.

«Litige inqualifiable» selon la CSN

«C'est encore une fois les travailleurs qui font les frais des démêlées entre la Davie et la STQ», a dénoncé le président du syndicat des travailleurs du Chantier naval de Lauzon (CSN), Raphaël Jobin, qui juge «désolant» que le syndicat ait été tenu dans l'ignorance au sujet des mises à pied.

La CSN parle d'un litige inqualifiable et demande au ministre Jacques Daoust d'intervenir.

«À force de faire des réembauches et des mises à pied répétitives, nous allons perdre l'expertise qui se tournera vers d'autres entreprises plus stables. C'est sans compter l'insécurité qui est causée dans les familles touchées. Est-ce que c'est le but que le gouvernement du Québec cherche à atteindre?» a indiqué, pour sa part, la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer