Le pétrole plonge sous la menace d'un possible Brexit

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À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord à atteint son prix le plus bas depuis le 9 mai.

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont encore fini en baisse jeudi, accélérant un mouvement amorcé une semaine plus tôt, pris dans un contexte généralisé d'aversion au risque avant le référendum britannique sur l'appartenance à l'Union européenne.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juillet a plongé au plus bas depuis plus d'un mois à 46,21 dollars sur le New York Mercantile Exchange, en baisse de 1,80 dollar, enregistrant une sixième séance consécutive de repli. Une telle série est inédite depuis le mois de janvier, a relevé Tim Evans, chez Citi.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a perdu 1,78 dollar à 47,19 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), au plus bas en clôture depuis le 9 mai.

Actuellement «les sondages indiquent qu'une majorité (de Britanniques) va voter en faveur d'une sortie de l'euro», expliquait dans une note James Williams, de WTRG Economics, or «la plupart des économistes voient dans le Brexit un risque économique considérable menaçant d'une récession», et «les récessions font baisser les prix du pétrole».

«L'inquiétude pour l'impact économique d'une possible sortie du Royaume-Uni de l'UE est aggravée par celle liée à la croissance économique en Chine», ajoutait M. Williams.

Tandis que ces inquiétudes laissent craindre un affaiblissement de la demande, du côté de l'offre, «le monde reste bien approvisionné, d'autant qu'on voit augmenter l'offre iranienne», a souligné Andy Lipow, chez Lipow Oil Associates.

En outre, «la production canadienne redémarre finalement, la production des membres autres (que le Nigeria) de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) continue à dépasser nos attentes et la récente reprise des prix crée le risque que la production des pays hors-Opep décline moins qu'attendu, en particulier aux États-Unis», ont expliqué pour leur part les analystes de Goldman Sachs.

Dans ce contexte, le marché semblait ignorer toutes les relativement bonnes nouvelles pouvant laisser espérer un rééquilibrage entre l'offre et la demande.

L'annonce mercredi d'un recul hebdomadaire des stocks de brut et de la production aux Etats-Unis n'a ainsi pas permis au marché de se reprendre.

«C'est le signe que le moral des investisseurs a basculé», analysaient les experts de Commerzbank. «Jusqu'à il y a une semaine les baisses de prix étaient considérées comme des occasions d'achat alors que maintenant c'est les hausses qui sont prises comme des occasions de vendre».

«Cela laisse attendre un nouvel affaiblissement des prix dans les prochains jours, si bien que l'annonce que les rebelles au Nigeria ont fait exploser un nouvel oléoduc va probablement être largement ignoré», ajoutaient ces experts.

Cependant, M. Lipow a souligné que «la demande mondiale reste bonne», si bien que, une fois épuisé le mouvement actuel de repli des cours, «nous verrons les prix remonter vers 50 dollars en janvier» prochain.

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