Homard acheté aux pêcheurs: deux hausses de prix depuis le début de la saison

Le prix du homard pêché en Gaspésie a... (Collaboration spéciale Gilles Gagné)

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Le prix du homard pêché en Gaspésie a augmenté deux fois après le premier mois de capture. L'an passé, le prix avait augmenté une fois vers la fin de la saison, mais la tendance est généralement à la baisse durable, après la fête des Mères.

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Gilles Gagné
Le Soleil

(Newport) Le prix du homard payé aux pêcheurs gaspésiens a augmenté deux fois après le premier mois de la saison, une situation qui n'est pas arrivée depuis 50 ans. Ce facteur découle des prises en baisse dans les provinces maritimes et aux Îles-de-la-Madeleine et de marchés vigoureux.

Les homardiers gaspésiens ont obtenu 6,50 $ la livre lors des deux premières semaines, puis 5,50 $ pendant cinq jours et 6 $ pendant une semaine et demie. Entre les cinquième et septième semaines, ils ont touché 6,50 $ de nouveau et, depuis une semaine, obtiennent 7 $ la livre. Il reste deux semaines à la saison.

L'acheteur et transformateur Raymond Sheehan, président de l'entreprise E. Gagnon et Fils de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, évolue dans le homard depuis 1984; il ne se souvient pas de deux hausses après le premier mois.

«C'est spécial. Les prises sont en baisse dans les Maritimes. À l'Île-du-Prince-Édouard, c'est 25 % de moins. Aux Îles-de-la-Madeleine, c'est 30 % de baisse, peut-être plus. Dans l'ensemble des Maritimes, c'est entre 20 et 30 % de moins. En Nouvelle-Écosse, ils en prennent, mais personne ne peut en avoir. Les usines sont performantes, et tout le monde vend en Chine. [...] Tout ça fait un gros vide sur le marché», explique M. Sheehan.

L'est du pays a été balayé par de forts vents à deux reprises depuis le début de juin, et au moins six jours de capture ont été perdus. En Gaspésie, les conditions ont été moins rigoureuses.

«Les prises sont excellentes, entre 5 et 10 % meilleures que l'an passé, qui était déjà une année record. Nous sommes devenus un joueur plus important, mais pas assez pour fournir un marché où la demande est forte», M. Sheehan, qui achète les prises de 60 des 170 homardiers gaspésiens.

À Newport, Réal Sweeney pêche le homard depuis 50 ans et il ne se souvient pas de deux hausses de prix dans les six dernières semaines de capture. Il aurait toutefois souhaité que les acheteurs gaspésiens haussent leur prix une semaine plus tôt. «J'ai un ami qui pêche à Baie-Sainte-Anne [au Nouveau-Brunswick], et il a reçu 7 $ la livre une semaine avant nous.»

O'Neil Cloutier, directeur du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, représentant les homardiers de la péninsule, assure que les pêcheurs de la Nouvelle-Écosse ont touché 7 $ la livre encore plus tôt.

«De plus, une grande proportion du homard gaspésien prend le chemin des usines de transformation, alors qu'il serait plus avantageux pour les pêcheurs qu'il soit vendu sur le marché du vivant. Le prix est meilleur», dit-il, 

M. Cloutier croit néanmoins que les homardiers gaspésiens connaîtront une autre saison record, en matière de revenus totaux. En 2015, la valeur des prises s'est établie à 22,4 millions $. Il y a 10 ans, la moyenne se situait à environ 10 millions $ par an.  Avec la collaboration spéciale d'André Bécu

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