En manque de travailleurs, le maire lorgne Montréal et la France

«Ça commence à être compliqué! On est comme... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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«Ça commence à être compliqué! On est comme Calgary était il y a quelques années. Moins de 19 000 chômeurs à Québec, je n'ai jamais vu ça. Et en plus du fait qu'il y ait de moins en moins de chômeurs, il y a beaucoup de travailleurs qui partent à la retraite. Chez les 15 à 24 ans, le taux de chômage est de 4,4 % alors qu'on parle de 25 % en France pour la même catégorie d'âge», a déclaré le maire Labeaume au sujet des plus récentes données sur l'emploi.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le taux de chômage qui a chuté de 4,5 % à 4,2 % dans la région métropolitaine de recensement de Québec d'avril à mai, jumelé à la baisse de la population active, incitent le maire Régis Labeaume à se tourner vers Montréal et vers la France afin de recruter des travailleurs pour les entreprises de la capitale.

«Ça commence à être compliqué! On est comme Calgary était il y a quelques années. Moins de 19 000 chômeurs à Québec, je n'ai jamais vu ça. Et en plus du fait qu'il y ait de moins en moins de chômeurs, il y a beaucoup de travailleurs qui partent à la retraite. Chez les 15 à 24 ans, le taux de chômage est de 4,4 % alors qu'on parle de 25 % en France pour la même catégorie d'âge», a déclaré le maire au sujet des plus récentes données sur l'emploi en marge d'une conférence de presse de Centraide.

M. Labeaume a indiqué que les entreprises de Québec peinaient à atteindre leur plein potentiel, car elles n'avaient pas assez d'employés. «Je n'osais pas aller dans les autres régions pour dire aux gens de venir à Québec, mais maintenant, je ne l'exclus plus», a-t-il lancé.

Il a toutefois précisé qu'il n'avait pas l'intention de cibler les régions plus éloignées qui sont déjà aux prises avec l'exode des jeunes. «On n'ira pas recruter en Gaspésie, ce serait un peu niaiseux, mais Montréal a le double de notre taux de chômage», a fait remarquer le maire.

En effet, même s'il a légèrement diminué par rapport aux chiffres du mois d'avril, le taux de chômage dans la métropole se situe toujours à 8,1 %.  

«Je dis aux gens de Montréal : si vous n'avez pas d'ouvrage, regardez vers l'est, il y en a en masse et la ville est pas pire», a commenté Régis Labeaume.

Immigration

D'un même souffle, le maire de Québec a appelé le gouvernement fédéral à adoucir les règles en matière d'immigration, notamment pour les immigrants français puisqu'il y a reconnaissance des diplômes entre les deux pays.

«Je pars à Bordeaux bientôt et je peux vous dire que je pourrais ramener la moitié des jeunes de là-bas ici car ils ont de la difficulté à trouver du travail en France», a-t-il indiqué.

Le taux de chômage de la capitale est le plus faible au Québec et le plus bas parmi les principales régions du Canada, tout juste devant Vancouver avec son taux de chômage de 5,7 % et Winnipeg avec 6,2 %. De l'autre côté du spectre, on trouve Montréal et Calgary avec un taux de 8,1 %. Le taux de chômage au Québec a pour sa part diminué de 7,5 % à 7,1 % d'avril à mai.

Selon les données fournies par Québec International, les entreprises de Québec ne ralentissent pas la cadence en 2016, mais le bassin de candidats disponibles s'essouffle. 

En effet, pour la première fois en 15 ans, le taux de chômage est passé sous la barre des 5 % dans toutes les catégories d'âge puisque même le taux de chômage des 55 ans et plus se situe maintenant à  4,9 %.

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