Conditions de travail des employés municipaux: Labeaume louange Coiteux

Les maires de Québec et de Montréal, Régis... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Les maires de Québec et de Montréal, Régis Labeaume et Denis Coderre, ont tous deux salué la proposition du ministre Martin Coiteux (au centre) de confier aux élus de l'Assemblée nationale le pouvoir de trancher sur les conditions de travail des employés municipaux.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Régis Labeaume a lancé une véritable avalanche d'éloges au ministre des Affaires municipales Martin Coiteux pour son projet de loi qui permettra aux élus de l'Assemblée nationale de décréter les conditions de travail des employés municipaux en cas d'échec des négociations.

«On est extrêmement satisfaits. Ce sont des années de batailles qui finissent de la façon dont on voulait», a réagi le maire de Québec à propos du projet de loi 110 déposé par M. Coiteux vendredi.

«Je veux rendre hommage au gouvernement qui a eu du courage de déposer cette loi. Le ministre a livré ce qu'il avait dit, exactement», a poursuivi le maire de Québec, élogieux.

À l'origine, les maires espéraient que le gouvernement leur confie le pouvoir de trancher sur les conditions de travail de leurs employés. Mais un tel décret n'aurait pas franchi le test d'une contestation juridique, ont-ils reconnu. «Légalement ça ne fonctionnait pas. Ça aurait pu être battu par la Cour suprême, mais aussi par une injonction interlocutoire et là, je n'aurais pas été fier de notre coup», a expliqué M. Labeaume. Devant cette «menace réelle», a-t-il dit, la proposition du ministre Coiteux de confier cette décision de dernier recours à l'Assemblée nationale est «même meilleure», estime-t-il. Le maire de Montréal, Denis Coderre, et l'Union des municipalités du Québec ont aussi salué cette mesure.

Le maire de Québec s'est toujours opposé à ce qu'un arbitre ou la Commission des relations du travail tranche en cas d'échec des négociations, estimant que ces instances favorisent les syndicats.

Le processus d'arbitrage sera toutefois maintenu pour les policiers et les pompiers.

Si la loi est adoptée, une convention collective durera cinq ans au lieu de trois. Un délai minimal de quatre mois devra aussi s'écouler avant que les parties puissent demander l'intervention d'un tiers. Si le processus s'enlise malgré l'intervention d'un médiateur, puis, éventuellement, d'un mandataire spécial nommé par le gouvernement, le ministre des Affaires municipales pourrait déposer un projet de loi spéciale décrétant les conditions de travail des employés de la ville en question

Les syndicats furieux

Le projet de loi ne passe pas du tout auprès des grandes centrales syndicales. Vendredi, ils ont promis de tout mettre en oeuvre pour en bloquer l'adoption.

«Ce projet de loi est un acte politique qui restreint notre droit à une libre négociation pour les employés municipaux. Nos droits fondamentaux sont encore sous attaques», a déclaré le nouveau président du SCFP-Québec, Denis Bolduc. Les syndicats promettent une riposte musclée dans les prochains mois. Pour Régis Labeaume, ce projet de loi arrive deux jours après un autre cadeau : le projet de loi déposé mercredi reconnaissant Québec comme capitale et lui donnant plus de pouvoirs. «Bravo au ministre Coiteux. En une semaine, il nous a livré deux lois qu'on attend depuis des années.» Avec La Presse Canadienne

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