Après Fort McMurray, comment réagira l'économie canadienne?

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Des résidents marchent dans la banlieue de Fort McMurray rasée par le feu.

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Andy Blatchford
La Presse Canadienne
Ottawa

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, estime qu'il est difficile de prédire à quel moment l'économie canadienne se redressera dans la foulée de l'immense incendie qui a ravagé une communauté en Alberta et forcé l'interruption de la production des sables bitumineux.

M. Poloz croit que cela dépend de la vitesse à laquelle les installations de sables bitumineux reprendront du service.

Il faut considérer un autre facteur important, selon lui, qui est probablement le plus difficile à contrôler - soit le moment du retour au travail pour les habitants qui avaient été évacués.

Interrogé par les journalistes à ce sujet, samedi, alors qu'il était de passage à l'Université d'Ottawa, M. Poloz a souligné qu'il s'agissait d'une «situation très difficile», ajoutant qu'il ne voulait pas en faire une «question mécanique».

La banque centrale a récemment prédit que le brasier - qui s'est déclaré au début du mois de mai dans la province riche en pétrole - allait diminuer de 1,25% la croissance économique pour le deuxième trimestre de l'année 2016. Elle avait toutefois prévenu qu'il s'agissait seulement d'un «examen préliminaire».

En avril, la banque avait anticipé une croissance annuelle de 1% pour le deuxième trimestre selon les données du produit intérieur brut (PIB).

Contraction économique

Cela signifie que les répercussions de l'incendie pourraient avoir pour effet de provoquer une contraction économique au pays pour le deuxième trimestre.

Les prévisions à la baisse de la banque centrale font suite à des prédictions semblables émises par les économistes de grandes banques.

M. Poloz a suggéré qu'environ la moitié - et peut-être même un peu plus - de la perte estimée de 1,25% s'expliquait par la baisse des activités pétrolières.

La Banque du Canada avait également indiqué au mois de mai qu'elle s'attendait à ce que l'économie effectue un rebond au cours du troisième trimestre, lorsque la production pétrolière aura repris et que la reconstruction de la région sera en cours.

M. Poloz a comparé les impacts économiques de l'incendie de Fort McMurray aux inondations dévastatrices qui avaient ravagé le sud de l'Alberta en 2013. Dans ce cas, le processus de reconstruction avait été graduel, a-t-il rappelé.

La banque offrira un meilleur portrait de la situation le mois prochain, lorsqu'elle publiera son rapport sur la politique monétaire, a affirmé le gouverneur.

Selon des experts, l'équivalent d'un million de barils de pétrole par jour ont été perdus lors du désastre. La première ministre de la province a elle-même soutenu qu'il faudrait des années pour se relever du passage de l'incendie, qui a détruit 2400 édifices à Fort McMurray.

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