Le retour de PKP chez Québecor «pas dans les plans»

Pierre Karl Péladeau «n'a exprimé aucun intérêt à... (La Presse Canadienne, Graham Hughes)

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Pierre Karl Péladeau «n'a exprimé aucun intérêt à retourner dans la société dans un avenir prévisible dans une position de décideur», a indiqué président du conseil de Québecor, Brian Mulroney.

La Presse Canadienne, Graham Hughes

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Le retour de Pierre Karl Péladeau dans un rôle décisionnel chez Québecor n'est pas prévu à court terme, mais à écouter le président du conseil et ex-premier ministre Brian Mulroney, ce n'est qu'une question de temps.

Même s'il brillait par son absence à l'assemblée annuelle des actionnaires, jeudi, le nom de l'homme d'affaires s'est tout de même retrouvé au coeur des questions.

«En ce qui concerne le retour de M. Péladeau, il s'occupe d'un problème personnel [...] et c'est sa priorité totale», a répondu M. Mulroney, en réponse à un actionnaire. «Je l'ai rencontré et il ne m'a pas parlé d'autre chose. Il n'a exprimé aucun intérêt à retourner dans la société dans un avenir prévisible dans une position de décideur.»

Plus tôt, M. Péladeau avait trouvé le moyen de se faire entendre, réitérant, par le biais du président du conseil, sa confiance à l'endroit de l'actuel président et chef de la direction, Pierre Dion, ainsi que son équipe.

Citant le bien de ses enfants, M. Péladeau, actionnaire de contrôle du conglomérat Québecor et qui se trouve actuellement en processus de médiation avec son ex-conjointe Julie Snyder, en avait surpris plusieurs il y a 10 jours en démissionnant de ses fonctions de chef du Parti québécois et de député.

Ce retrait de la vie politique avait aussitôt alimenté les rumeurs entourant un éventuel retour de M. Péladeau chez Québecor, où il a quitté ses fonctions de président et chef de la direction en mai 2013.

En point de presse, sans entrer dans les détails, M. Mulroney a néanmoins laissé entendre que le retour de M. Péladeau au sein du conglomérat était inévitable.

«Il est quand même l'actionnaire de contrôle, a-t-il répondu. C'est tout à fait loisible pour lui de me parler comme président du conseil et de me consulter quant à la définition d'un nouveau rôle à l'avenir.»

M. Mulroney a dit s'attendre à en discuter avec l'ancien chef péquiste une fois qu'il aura tourné la page sur sa situation actuelle, prévenant qu'il n'y avait aucun échéancier fixé.

«Il a 52-53 ans, j'imagine qu'il n'est pas prêt à prendre sa retraite, a-t-il dit. J'ai l'impression qu'on va s'asseoir puis on trouvera quelque chose d'intéressant.»

Refusant de spéculer quant à l'éventuel rôle que pourrait avoir M. Péladeau s'il effectue un retour, le président du conseil de Québecor n'a pas écarté un scénario dans lequel il jouerait un rôle moins large au sein du conglomérat.

«J'essaie de faire cela à chaque jour, a lancé en riant M. Mulroney, qui n'a pas voulu dire s'il se voyait occuper la même fonction pendant encore plus d'un an. Je suis ici pour servir et je n'ai plus 35 ans non plus.» En dépit de son absence à l'assemblée annuelle, qui se tenait au siège social montréalais de la société, M. Péladeau a exercé ses droits de vote par voie de procuration.

Des profits en forte hausse

Québecor (TSX : QBR.B) a dévoilé ses résultats du premier trimestre, période au cours de laquelle ses profits ont plus que doublé, encore une fois grâce à la performance de son secteur des télécommunications.

L'entreprise a engrangé un bénéfice net de 69,9 millions $, ou 57 ¢ par action, comparativement à 29,4 millions $, ou 33 ¢ par action, à la même période l'an dernier.

Ses recettes trimestrielles ont progressé de 5 % pour s'établir à 975,4 millions $.

Cette performance s'est reflétée sur l'action de la société, qui gagnait 5,74 %, ou 1,95 $, pour se négocier à 35,95 $, jeudi après-midi, à la Bourse de Toronto.

Québecor a été particulièrement active au cours des deux dernières années, alors qu'elle a réalisé au total neuf transactions - des ventes d'actifs ainsi que des acquisitions - afin de recentrer ses activités.

«2015 a été une année d'intégration et d'optimisation de toutes ces transactions», a expliqué le président et chef de la direction, Pierre Dion. «On a pas mal fait ce qu'on avait à faire. On ne peut jamais dire que c'est terminé, mais on vient de passer un [cycle] important.»

Prudent dans ses commentaires, celui-ci a rappelé que l'entreprise était toujours en attendre de la décision de la Ligue nationale de hockey dans le dossier de l'expansion.

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