Une fintech partenaire de la Banque Nationale plongée dans une controverse

Le grand patron du prêteur alternatif Lending Club, Renaud... (AP, Richard Drew)

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Le grand patron du prêteur alternatif Lending Club, Renaud Laplanche, a été poussé vers la sortie lundi.

AP, Richard Drew

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La Presse Canadienne
Montréal

Une des premières entreprises de technologie financière, également appelées fintech, avec laquelle la Banque Nationale a conclu un partenariat se trouve plongée dans une controverse aux États-Unis.

Le grand patron du prêteur alternatif Lending Club a été poussé vers la sortie lundi dans la foulée d'irrégularités en lien avec les règles de fonctionnement de l'entreprise américaine. Renaud Laplanche aurait ainsi contrevenu aux règles en revendant à un seul investisseur 22 millions $US (28,5 millions $) de prêts sans respecter certaines exigences de ce dernier en matière de solvabilité.

Par l'entremise de sa filiale américaine Credigy, spécialisée dans l'achat et le recouvrement de comptes clients en souffrance, la Banque Nationale s'est engagée à acheter 300 millions $US (388 millions $) de prêts auprès de Lending Club.

Depuis la signature de l'entente plus tôt cette année, la sixième banque en importante au pays a déjà racheté pour approximativement 150 millions $US de son partenaire.

En dépit de la controverse, la Banque Nationale - aussi associée avec le site de financement participatif Ulule - n'a pas l'intention de mettre fin à son entente avec Lending Club.

Une des étoiles montantes des fintech aux États-Unis, Lending Club, qui a vu le jour il y a neuf ans, a fait son entrée à la Bourse de New York vers la fin de 2014.

Plusieurs dirigeants des banques canadiennes, dont le grand patron de la Banque Nationale, Louis Vachon, plaident pour un encadrement plus serré de ces nouveaux joueurs dans le secteur qui ne sont pas soumis aux mêmes règles que les institutions financières.

Engagée au Cambodge

La Banque Nationale (TSX : NA) a par ailleurs fait grimper à 90 % sa participation dans une banque cambodgienne après avoir injecté 103 millions $US (133 millions $) de plus dans l'institution.

Auparavant, la banque québécoise détenait 42 % de l'Advanced Bank of Asia. La Banque Nationale a investi au total 148 millions $US (192 millions $) dans cette institution dans le cadre de sa stratégie de croissance internationale. 

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