La Banque Nationale et Desjardins cherchent leurs clients à Fort McMurray

Certains des habitants de la région touchée par... (AFP, Cole Burston)

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Certains des habitants de la région touchée par les incendies ont quitté tellement vite qu'ils n'ont ni argent, ni carte de crédit ou de débit.

AFP, Cole Burston

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

À leur manière, le Mouvement Desjardins et la Banque Nationale tentent de retracer et d'épauler leurs clients qui figurent parmi les quelque 80 000 personnes forcées de fuir l'incendie de forêt à Fort McMurray.

La Nationale tente vendredi d'entrer directement en contact avec ses quelque 1500 clients de cette région du nord de l'Alberta, qui, dans certains cas, ont dû quitter leur domicile sans portefeuille.

«Ils ont quitté tellement vite qu'ils n'ont même pas d'argent comptant, de carte de crédit ou de débit», a expliqué vendredi un porte-parole de l'institution, Claude Breton.

Après avoir dressé depuis mercredi la liste de ses clients à Fort McMurray et dans les environs, sur laquelle figurent des Québécois, la Banque Nationale (TSX : NA) a depuis logé des appels en plus de leur envoyer des courriels.

Une cinquantaine de personnes s'étaient également manifestées depuis les 24 dernières heures, a précisé M. Breton.

Selon le cas, la Banque Nationale dit être capable d'acheminer rapidement des cartes de débit ou de crédit à ses succursales d'Edmonton et de Calgary pour ses clients incapables d'avoir accès à leur compte.

Par ailleurs, compte tenu de l'ampleur de la situation, l'institution financière dit également être disposée à reporter d'au moins 60 jours certains paiements hypothécaires.

«Il y en a parmi eux qui se retrouvent sans travail, a dit le porte-parole de la Nationale. Il y a des aménagements qui se font. Ça avait été fait en 2011 à la suite des inondations de la rivière Richelieu [en Montérégie].»

«La plupart des arrangements se font de gré à gré», a ajouté

M. Breton.

Provisions 

La Banque Nationale, qui a provisionné 195 millions $ après impôts pour des créances douteuses liées à ses prêts aux producteurs du secteur du pétrole et du gaz naturel, a également joint les entreprises avec qui elle fait affaires dans la région.

De son côté, Desjardins, qui a acquis en 2014 les activités canadiennes de l'assureur américain State Farm, a dépêché une équipe de six personnes à sa succursale d'Edmonton.

Par l'entremise de ses bannières State Farm, Certas, La Personnelle et Desjardins, la coopérative compte environ 3000 assurés dans  la région de Fort McMurray sur ses 3,4 millions de clients.

Il n'est toutefois pas possible pour le moment de déterminer si des réclamations ont été effectuées, a expliqué le porte-parole du Mouvement Desjardins, André Chapleau.

«Il y a sûrement des demandes qui ont été soumises, a-t-il affirmé. Ces assurés sont difficiles à rejoindre parce qu'ils sont tous expatriés. Le portrait n'est pas encore global à ce stade-ci.»

M. Chapleau n'a pas quantifié l'impact que pourrait avoir cette tragédie sur les résultats financiers du mouvement coopératif.

La Banque Laurentienne (TSX : LB) sert également des clients hypothécaires dans la région - dont le nombre n'a pas été précisé - par le biais de sa filiale B2B Banque. Pour sa part, l'Industrielle Alliance (TSX : IAG) a indiqué ne pas avoir de clients à Fort McMurray.

Réclamer aux assureurs, une tâche laborieuse

Parmi les 80 000 habitants de Fort McMurray qui ont dû quitter en catastrophe leur résidence mardi, plusieurs devront bientôt s'atteler à la tâche parfois laborieuse de déposer une réclamation à leur assureur.

La plupart des propriétaires de maison ont souscrit une assurance habitation qui couvre les dommages causés par le feu à leur propriété et à leurs biens, en plus de frais de subsistance intérimaire. Les montants couverts varient bien sûr en fonction de la police et de l'ampleur des dommages.

Par contre, le montant de la réclamation ne sera pas lié à la valeur marchande de la maison, mais au coût de sa reconstruction ou de sa remise à neuf, précise Rocco Neglia, vice-président aux réclamations à la compagnie Economical Insurance. Ce qui est heureux pour les résidents de Fort McMurray, car le prix des maisons y a chuté avec celui du baril de pétrole. Le prix moyen d'une maison isolée dans la région a baissé de 9,11 % au premier trimestre de 2016 comparativement à l'an dernier, selon la chambre immobilière locale.

Mais il est parfois difficile d'obtenir rapidement de son assureur les sommes qui s'avéreraient si utiles en situation de crise. M. Gramlich, de Slave Lake, se souvient que son assureur avait d'abord offert à sa famille 280 000 $ pour couvrir la perte de la maison, de la voiture et de tous les biens, même s'il estimait qu'il en aurait coûté des centaines de milliers de dollars pour rebâtir.

Il a alors embauché un expert en sinistre indépendant, qui lui a obtenu 170 000 $ de plus que l'offre maximale qu'il avait pu tirer ensuite par lui-même de son assureur. La famille Gramlich a donc touché finalement 770 000 $ de son assureur, moins les frais d'expert en sinistres de 30 000 $. Il conseille aux sinistrés de bien connaître leur police et de ne pas se contenter de moins que ce qu'elle couvre. Si l'assureur offre moins, songez à embaucher un expert indépendant, qui défendra vos intérêts, suggère M. Gramlich.  La Presse Canadienne

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