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5000 employés à l'aéroport de Québec d'ici 2020

Il a fallu près de 15 ans pour doubler... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Il a fallu près de 15 ans pour doubler le personnel de l'aéroport jusqu'à son nombre actuel. En 2000, l'aéroport Jean-Lesage comptait seulement 1000 employés.

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(Québec) Le personnel de l'aéroport de Québec doublera d'ici 2020, passant de près de 2500 employés à 5000. Les compagnies aériennes devront multiplier les embauches pour pouvoir répondre à l'augmentation constante de l'achalandage, qui pourrait dépasser les deux millions de personnes d'ici quatre ans.

À des fins de comparaison, il a fallu près de 15 ans pour doubler le personnel de l'aéroport jusqu'à son nombre actuel. En 2000, l'aéroport Jean-Lesage comptait seulement 1000 employés. 

«Il y aura des embauches qui vont se faire dans la gestion, la planification, le côté marketing, l'ajout de vols...», indique Gaëtan Gagné, président et chef de la direction d'Aéroport de Québec. Et chaque vol supplémentaire nécessitera un grand nombre d'employés, notamment pour la nourriture, le service et le nettoyage. 

«Avec la croissance de l'activité qu'il va y avoir sur le site aéroportuaire, c'est clair que les compagnies vont devoir embaucher plus», explique Mathieu Claise, directeur des communications et des relations publiques. Pour le moment, cependant, aucune journée de recrutement n'est prévue, nous précise-t-on. «Il est trop tôt», affirme M. Claise.

Ce besoin accru de personnel va de pair avec l'augmentation constante du trafic aérien. L'administration prévoit accueillir au moins deux millions de passagers en 2020, un objectif aisément réalisable selon elle. «Avec le centre de prédédouanement, c'est clair que ça pourrait être supérieur», précise M. Claise. 

L'aéroport accueillait d'ailleurs cette semaine un chargé de projet pour le centre de prédédouanement. Selon M. Gagné, les plans devraient être prêts pour l'automne, et l'aéroport devrait procéder à un appel d'offres au printemps 2017. 

Agrandissement

L'aéroport de Québec devrait présenter, en 2020, un visage bien différent de celui d'aujourd'hui. Depuis un an, les travaux d'agrandissement, qui devraient se chiffrer à un peu moins de

300 millions $, vont bon train. «On double la superficie du terminal et on ajoute quatre portes supplémentaires d'ici 2018», indique M. Claise.

Ces ajouts devraient permettre d'accueillir un nombre toujours plus élevé de passagers. En 2015, 1,6 million de personnes ont transité à l'aéroport de Québec, ce qui représente 2 % d'augmentation par rapport à l'an dernier. Il s'agissait de la 13e hausse consécutive.

Plus de 3,5 M $US pour des nouveaux véhicules incendie

L'aéroport Jean-Lesage investira plus de 3,5 millions $US (4,5 millions $) pour renouveler son parc de véhicules incendie. Deux de ces véhicules ont déjà fait leur apparition près des pistes. Le troisième devrait arriver à l'automne. 

Le prix de chaque véhicule Oshkosh Striker 3000, provenant d'une compagnie américaine spécialisée en véhicules militaires, se chiffre à près de 1,2 million $US (1,55 million $CAN). Les modèles pourront rouler à la fois sur l'asphalte, le gazon et la neige. «L'incident le plus probable au niveau d'un aéroport, c'est une sortie de piste. Donc, c'est des camions qui ont la capacité de sortir à l'extérieur de la piste», explique Serge Saint-Laurent, vice-président exploitation d'Aéroport de Québec. 

Ils seront équipés d'une lance perforatrice capable de percer la carlingue des avions, évitant ainsi aux pompiers de devoir se servir de haches et de masses.

Le volume d'eau et de mousse contenu dans chacun de ces véhicules est deux fois plus important que précédemment. «On est les premiers au Canada à avoir des camions de cette performance-là», s'enthousiasme Gaëtan Gagné, président et chef de la direction d'Aéroport de Québec. 

Cet investissement était devenu nécessaire, selon lui. Les camions précédents, qui resteront tout de même en fonction, avaient plus de 30 ans. Ils avaient été remis à neuf après 15 ans, soit la durée de vie utile de ce type de véhicule.

Des bénévoles, surtout des employés de l'aéroport, ont... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 4.0

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Des bénévoles, surtout des employés de l'aéroport, ont participé vendredi au nettoyage de débris aux abords des pistes d'atterrissage.

Le Soleil, Patrice Laroche

Opération nettoyage des pistes

Pour une deuxième année, près de 50 bénévoles, surtout des employés de l'aéroport, ont participé vendredi au nettoyage de débris aux abords des pistes d'atterrissage. «C'est un rassemblement, on est tous ensemble», exprime Véronique Simard, qui venait tout juste de trouver des sandales pour bébé. Bouts de bois, pièces de métal et lumières d'atterrissage; les vestiges de l'hiver sont disparus peu à peu, vendredi. «C'est autant pour la sécurité des appareils que pour nos équipements», explique Christian Labrosse, qui travaille à la sécurité. Les pistes elles-mêmes sont inspectées au moins quatre fois par jour, nous précise-t-on. Les débris qui s'y retrouvent peuvent endommager les pneus des avions et même être aspirés par les moteurs. Le danger est sérieux, explique Gaëtan Gagné, président et chef de la direction d'Aéroport de Québec, rappelant qu'en 2000, une lamelle métallique avait causé la mort des 100 passagers et 9 membres de l'équipage du Concorde, moins de deux minutes après le décollage de l'avion à l'aéroport de Roissy, en France.

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