Les incendies en Alberta font grimper le prix du pétrole

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Même si les mines ne sont pas directement sur la trajectoire des incendies, l'évacuation de Fort McMurray a eu un impact sur les employés, et les producteurs ouvrent leurs campements aux évacués», a expliqué un analyste de CITI.

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Agence France-Presse

Les cours du pétrole brut ont fini sur une nouvelle petite hausse jeudi, ayant perdu en séance une grande partie de l'élan donné par les craintes suscitées par les incendies en Alberta et l'approvisionnement en général.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin a gagné 54 ¢, à 44,32 $US sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX).

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a gagné 39 ¢, à 45,01 $US sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

En séance, le baril de WTI était monté jusqu'à 46,07 $US, un niveau qu'on n'a plus vu en clôture depuis novembre, mais selon Kyle Coooper, chez IAF Advisors, les investisseurs ont fini par se heurter à des seuils de résistance, «cette reprise était probablement à bout de souffle», a-t-il dit.

Surtout au vu de l'augmentation des stocks de brut aux États-Unis, annoncée mercredi par le ministère de l'Énergie.

Mais les incendies qui ravagent la ville de Fort McMurray, au coeur de la région d'exploitation des sables bitumineux canadiens dans l'ouest canadien, restaient encore un puissant moteur de hausse pour les cours du pétrole.

«Même si les mines ne sont pas directement sur la trajectoire des incendies, l'évacuation de Fort McMurray a eu un impact sur les employés du secteur, et les producteurs ouvrent leurs campements aux évacués», a expliqué Tim Evans, chez CITI.

«On ne sait pas exactement à quel point la production a été réduite, certaines exploitations n'ayant que réduit leur activité, mais la production de plus d'un million de barils par jour pourrait être menacée», a précisé M. Evans, alors que d'autres analystes évoquaient la fermeture de plusieurs oléoducs.

Par ailleurs David Cheetham, analyste chez XTB, évoquait un autre facteur de hausse, le retour de l'instabilité politique en Libye. Une cargaison de Glencore n'a pas pu être chargée, ce qui fait douter de la pérennité des niveaux de production atteints récemment par le pays, qui avec plus de deux millions de barils par jour, sont à leur plus haut en plus de cinq ans.

Enfin, la production américaine de brut a nettement baissé la semaine dernière, en particulier en Alaska en raison, selon M. Cooper, de problèmes de maintenance.

Enfin, dernier facteur positif pour les échanges, Patrick O'Hare, chez Briefing, a fait état de rumeurs de presse «évoquant une disposition supposée de l'Iran à accepter des objectifs de quota [de production] une fois qu'il aura retrouvé son niveau de production d'avant les sanctions occidentales, à 4 millions de barils par jour», même si d'autres analystes se montraient très sceptiques face à cette proposition.

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