Pas question de renoncer au contrôle de Bombardier

Le président et chef de la direction de... (La Presse Canadienne, Ryan Remiorz)

Agrandir

Le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, et le président exécutif du conseil d'administration, Pierre Beaudoin, se sont partagé plus de 10,2 M $US au cours du dernier exercice.

La Presse Canadienne, Ryan Remiorz

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
Mirabel

La famille aux commandes de Bombardier n'a pas l'intention de changer la structure des actions à votes multiples lui permettant de contrôler l'entreprise.

C'est ce qu'a affirmé son président exécutif du conseil d'administration, Pierre Beaudoin, lorsque questionné à l'assemblée annuelle des actionnaires, vendredi à Mirabel.

Les actions à droit de vote multiple, qui permettent à la famille Beaudoin-Bombardier de contrôler 53,23 % des droits de vote, figureraient parmi les points de désaccord et aurait incité, selon divers médias, la multinationale à rejeter la proposition initiale d'Ottawa.

Interpellé à ce sujet par le Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MEDAC), le président exécutif du conseil d'administration, Pierre Beaudoin, a rapidement mis fin à la spéculation en confirmant que la famille n'avait pas l'intention de céder sur ce point.

«Nos actions de votes multiples nous permettent d'investir à long terme et de protéger le démantèlement de cette société, a-t-il dit, suscitant des applaudissements parmi les quelque 900 personnes réunies dans le hangar de Bombardier. Nous n'avons pas l'intention de changer quoi que ce soit.»

À ses côtés, le président et chef de la direction, Alain Bellemare, a repris son discours de la veille, refusant de dévoiler l'état des négociations avec le gouvernement Trudeau et se limitant à répéter que les deux parties tentaient d'en arriver à une solution «gagnant-gagnant».

Dans ses interventions, le représentant du MEDAC, Willie Gagnon, s'est également affairé à dénoncer les modifications du régime d'options d'achat d'actions proposées par Bombardier ainsi que la politique de rémunération des membres de sa haute direction.

Celui-ci a notamment rappelé que MM. Bellemare et Beaudoin s'étaient partagé plus de 10,2 millions$US en rémunération totale au cours du dernier exercice, ce qui, de l'avis du MEDAC, est une transition qui «coûte cher».

«Nous nous opposons à votre politique de rémunération et nous ne sommes pas seuls», a lancé M. Gagnon, sous les applaudissements d'actionnaires du même avis.

En point de presse, le grand patron de Bombardier, qui n'était pas accompagné de M. Beaudoin, a répliqué que la rémunération des dirigeants de l'entreprise tenait compte des études comparatives d'entreprises de taille similaire au Canada ainsi qu'ailleurs.

Des salaires justifiés

Selon M. Bellemare, le redressement entamé par son équipe depuis la dernière année justifie les salaires octroyés.

«On a été en mesure d'attirer des candidatures impressionnantes et cela a été reconnu par les analystes financiers», a-t-il affirmé.

Après l'embellie des dernières semaines, l'action de Bombardier plongeait de 10,78 %, ou 22 cents, vendredi après-midi, à la Bourse de Toronto, pour se négocier à 1,82 $.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer