Creaform: au nom de la qualité

Le vice-président innovation et technologies chez Creaform, Marco... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le vice-président innovation et technologies chez Creaform, Marco St-Pierre, a pris la parole lors de la présentation de l'entreprise de Lévis, lundi.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La présentation son et lumière de ses nouveautés en matière de contrôle de qualité en usine venait à peine de se terminer que Creaform annonçait la conclusion d'une première vente. La commande vient d'Allemagne. Daimler, un vieux client, fait confiance, encore une fois, à l'entreprise de Lévis spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de technologies de mesure 3D portables.

Il n'en fallait pas plus pour provoquer un tonnerre d'applaudissements au Capitole de Québec où Creaform avait réuni près de 400 distributeurs et membres de ses équipes de vente provenant d'une trentaine de pays.

Au cours de la semaine, tout ce beau monde apprendra les secrets des trois nouveaux produits lancés lundi par Creaform pour ensuite aller les proposer aux clients habituels de la compagnie, les Renault, Nissan, Honda et compagnie.

Il y a d'abord l'HandyProbe Next, une nouvelle machine d'inspection optique portable qui détecte le plus petit des petits défauts dans une pièce fabriquée en usine. Un appareil qui a nécessité 60 000 heures de développement et 10 000 heures de test.

Puis, il y a le MetraScan 3D, un scanner 3D de la forme d'un ballon de soccer pesant à peine trois livres.

Enfin, le VXinspect, un logiciel d'inspection dimensionnelle.

«Des outils plus fiables, plus précis et plus faciles d'utilisation», ont fait valoir des responsables du génie créateur de Creaform, Marco St-Pierre, Daniel Brown et Jérôme-Alexandre Lavoie.

Le contrôle de qualité est l'un des terrains jeu de prédilection de Creaform avec la numérisation 3D, la rétro-ingénierie, le contrôle non destructif et la simulation numérique.

Oui, ses clients sont les grands constructeurs automobiles. Dans les faits, ils proviennent de tous les horizons du monde de la fabrication industrielle. Aussi de la santé. En effet, Creaform a mis au point un scanner permettant de recueillir des données 3D qui peuvent être utilisées pour fabriquer des orthèses et des prothèses.

«De nos jours, les pièces sont de plus en plus sophistiquées. Plus esthétiques également. Elles doivent correspondre en mille avec la pièce dessinée avec l'aide de l'ordinateur. Les clients ne veulent plus, par exemple, que les joints de soudure soient apparents. Nos solutions de contrôle de qualité en usine permettent de passer au peigne fin la pièce pour faire en sorte qu'elle va ressembler à celle qui apparaît à l'écran de l'ordinateur», explique Martin Lamontagne, vice-président de division et responsable de l'unité d'affaires Creaform.

Croissance au rendez-vous

En 2015, Creaform a connu une croissance de 27 % de son chiffre d'affaires. «En dollar absolu, c'est 19 millions $ de plus qu'en 2014. À ce chapitre, c'est la plus importante hausse de notre histoire», indique Martin Lamontagne qui est aussi l'un des cofondateurs de Creaform.

En 2013, cette dernière passait entre les mains d'Ametek, une société américaine dont le chiffre d'affaires affiche 4 milliards $US et qui est spécialisée dans la fabrication d'instruments électroniques et d'appareils électromécaniques. Une transaction de 120 millions $US.

Présent à la cérémonie de lancement des nouveaux produits, Ron Oscher, l'un des principaux dirigeants de la multinationale, a signalé que Creaform était l'unité d'affaires - Ametek en regroupe 58 - qui avait enregistré la forte poussée en 2015.

«Pour 2016, nous visons une croissance de 25 %», annonce Martin Lamontagne.

D'ailleurs, le marché des technologies de mesure 3D connaît son heure de gloire. Et c'est loin d'être terminé. Une étude indépendante américaine publiée le 14 avril révélait que ce marché allait connaître une croissance de 13,6 % d'ici 2021 pour totaliser 5,7 milliards $US. Allied Market Research identifie Creaform et la société floridienne Faro Technologies comme les chefs de file de cette industrie.

Creaform compte 415 employés. La moitié d'entre eux s'affairent au siège social de la compagnie à Lévis. Les autres sont en poste un peu partout dans le monde aux États-Unis, en France, en Allemagne, au Brésil, en Chine, au Japon, en Inde, en Corée et à Singapour.

Et des emplois disponibles au sein de l'entreprise sont nombreux. Le Soleil en a compté une trentaine sur le site Internet de l'entreprise (www.creaform3d.com/fr).

«Nous venons de connaître les deux plus belles années de Creaform», rend compte celui qui a mis au monde l'entreprise en 2002 avec Charles Mony et Gilles Bernigaud. «Non seulement Ametek a facilité notre déploiement à l'international, mais la société-mère nous donne les coudées franches pour piloter la croissance de l'entreprise.»

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