Le gouverneur de la Banque du Canada défend le libre-échange

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Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz

La Presse Canadienne, Chris Young

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Alexander Panetta
La Presse Canadienne
Washington

Le gouverneur de la Banque du Canada affirme que les décideurs ont le devoir d'expliquer à la population les avantages du libre-échange en cette époque où le sentiment antimondialiste se propage à travers la planète.

Stephen Poloz prononcera un discours dans deux semaines à New York sur l'importance de renforcer le commerce mondial, dont la croissance a été ralentie par divers facteurs, incluant la chute des prix des matières premières et la crise économique qui touche de nombreux pays.

Dans un échange avec les reporters après une rencontre financière internationale samedi, le gouverneur a révélé que le protectionnisme était aussi une source d'inquiétude, sans toutefois donner d'exemple.

Mais le Royaume-Uni décidera sous peu s'il reste ou non au sein de l'Union européenne, l'Europe continentale réfléchit à la pertinence de laisser ses frontières ouvertes dans la foulée des attentats terroristes et de la crise des migrants, et le commerce fait figure de fléau à enrayer dans le cadre des primaires américaines.

Tous les candidats importants à la course présidentielle aux États-Unis s'opposent au Partenariat transpacifique. Donald Trump et Bernie Sanders vont même plus loin en proposant d'abolir les ententes existantes comme l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Interrogé au sujet des tendances économiques internationales, M. Poloz a répondu que le fait que le commerce devienne impopulaire, ou moins populaire, représentait un risque pour l'économie.

Le positif l'emporte sur le négatif

Il a ajouté que les décideurs avaient la responsabilité de parler des effets bénéfiques du commerce, du fait qu'il crée des gains et des pertes, mais qu'ultimement, le positif l'emporte sur le négatif.

Selon le gouverneur, un économiste peut penser que ce principe va de soi, mais il doit le communiquer clairement afin de contrer les voix des gens qui ne connaissent pas l'économie, mais qui pourraient tout de même dominer le débat.

«Il s'agit simplement de rappeler aux décideurs leur responsabilité d'être très transparents, très ouverts par rapport au fonctionnement réel du commerce. Comment les bénéfices s'accumulent pour montrer à quoi la vie aurait ressemblé sans les anciens accords commerciaux», a-t-il indiqué.

«Expliquer cela aux gens, ce n'est pas interdit.»

Cela impliquerait d'être honnête à propos des risques inhérents à la libéralisation du commerce, comme les pertes d'emploi dans certains secteurs.

«Ce sont les personnes ordinaires qui doivent s'ajuster. Cela vient à un certain coût. Et on ne doit pas être indifférent à ce coût, parce qu'il a son importance. Mais le fait est qu'il y aura plus de revenus pour le pays en bout de ligne. C'est là l'essence des accords commerciaux.»

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