Les Thés DavidsTea sous la loupe des autorités américaines

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David Segal, l'un des cofondateurs des Thés DavidsTea

La Presse Canadienne, Chris Young

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Ross Marowits
La Presse Canadienne
Montréal

Les Thés DavidsTea sont sous la loupe des autorités dans plusieurs États américains en raison de leurs prétendus quarts de travail sur appel visant à contrôler les coûts de la main-d'oeuvre.

Le procureur général de l'État de New York et de huit autres États ont écrit à 15 chaînes, dont l'entreprise montréalaise, réclamant des renseignements sur la pratique exigeant que leurs employés appellent pour vérifier si leur patron a besoin d'eux avant de venir travailler.

Les autorités réclament des documents d'ici le 25 avril concernant cette pratique controversée. Elles demandent aux Thés DavidsTea de confirmer le recours à de telles pratiques.

«De tels horaires imprévisibles représentent un fardeau pour les employés», peut-on lire dans la lettre datée du 12 avril.

Les Thés DavidTea (Nasdaq:DTEA) n'ont pas rappelé La Presse Canadienne.

La veille, au cours d'une conférence téléphonique visant à commenter les résultats trimestriels de l'entreprise, des membres de la direction ont reconnu que la chaîne montréalaise cherchait à compenser les pressions salariales au Canada et aux États-Unis, plus particulièrement en Californie et dans l'État de New York, exercées par les forces du marché et des changements législatifs.

«Bien sûr, nous voulons avoir des horaires de travail efficaces. Nous voulons améliorer et affiner notre modèle de dotation en personnel mais nous ne sommes pas parvenus à contrebalancer les coûts de la main d'oeuvre», a déclaré le chef de la direction financière de l'entreprise, Luis Borgen.

Vie familiale à rude épreuve

Le procureur général de l'État de New York, Eric Schneiderman, a souligné dans un communiqué que ces quarts sur appel sont injustes car ils sont imprévisibles. Les travailleurs peuvent difficilement s'assurer des services de garde pour leurs enfants ou vaquer à d'autres occupations. Ces pratiques ajoutent du stress et mettent à rude épreuve la vie familiale.

Certains États américains obligent les entreprises à verser une certaine indemnité pour les travailleurs dont le nom est à l'horaire mais qui doivent téléphoner avant de se présenter au travail. Dans l'État de New York, par exemple, les employeurs doivent verser un salaire équivalant à quatre heures de travail sur la base du salaire minimum si le quart de travail prévu est annulé.

Des lettres ont été envoyées à American Eagle, Aéropostale, Payless, Disney, Coach, PacSun, Forever 21, Vans, Justice, BCBG Maxazria, Tilly's, Zumiez, Uniglo et Carter's. Plusieurs de ces entreprises ont des activités au Canada.

Des efforts similaires avaient poussé plusieurs entreprises dont Abercrombie & Fitch, Gap, J.Crew, Urban Outfitters, Pier 1 Imports, Bath & Body Works et Victoria's Secret à cesser cette pratique.

Au Canada, il existe peu de données sur les quarts de travail sur appel, a reconnu une recherchiste du Congrès canadien du travail, Elizabeth Kwan. Selon elle, de telles pratiques font partie «des questions touchant l'équité» examinées par les gouvernements provinciaux.

«Les horaires sont plus longs et plus précaires. Et même s'il n'y a pas de quart «sur appel», il y a beaucoup de travailleurs canadiens qui se font appeler au travail avec un très court préavis», a-t-elle dit.

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