Groupe Je Reçois: l'appétit vient en mangeant!

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Les Lépine, père et fils : François (à droite), le président du Groupe Je Reçois, et Alexandre, le vice-président aux opérations. Ce dernier a appris à son père qu'il aimerait, un jour, prendre les guides de l'entreprise familiale qui passera alors entre les mains d'une cinquième génération de Lépine.

Le Soleil, Erick Labbe

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(Québec) Avec quatre acquisitions en quatre ans, le traiteur Groupe Je Reçois fait la démonstration que l'appétit vient en mangeant.

L'entreprise annonce qu'elle vient de mettre la patte sur Vitalité Traiteur de Lévis. «Nous tenions à avoir une présence sur la Rive-Sud de Québec», a indiqué au Soleil le président du Groupe Je Reçois, François Lépine.

L'acquisition de Vitalité Traiteur suit celles du Traiteur Le Fin Gourmet en 2013, du Maître Traiteur Montchâteau en 2014 et du Traiteur Deux Gourmandes en 2015.

En l'espace de quatre ans, le nombre d'employés du Groupe Je Reçois est passé de 20 à 150. «Nous allons tripler notre chiffre d'affaires», a souligné M. Lépine. «Déjà, avant ces acquisitions, nous étions le traiteur dans la région de Québec qui affichait le volume d'affaires le plus élevé. Nous étions déjà trois fois plus gros que le plus gros derrière nous.»

La famille Lépine nourrit les gens de Québec depuis 1879. «Mon arrière-grand-père a exploité une boucherie sur la rue du Roi jusqu'en 1923», a signalé François Lépine.

Son grand-père était boucher. Son père était boucher. Après des études en administration, François Lépine a aussi appris le métier de boucher.

«Toutefois, je ne me voyais pas passer ma vie derrière un comptoir d'une boucherie. En 1990, je me suis lancé dans la profession de traiteur et je fondais Je Reçois Traiteur. En 2002, je fermais ma boucherie à Beauport et me consacrais exclusivement à Je Reçois Traiteur.»

Au fil des ans, l'entreprise a progressé. Chaque année, la croissance organique de ses affaires lui permettait d'augmenter ses revenus entre 10 % et 20 %.

Malgré tout, François Lépine rongeait son frein. «Ce n'était pas assez. Je manquais d'inspiration. Je recherchais de nouveaux défis.»

À la recherche de l'étincelle manquante, il s'inscrit à l'École d'entrepreneurship de Beauce. Pendant deux ans, il croisera le fer avec la crème de la crème de l'entrepreneuriat au Québec.

Des dirigeants chevronnés de la trempe d'Alain Lemaire (Cascades) et de Daniel Pelletier (Artopex) lui donnent le goût de procéder à des acquisitions. Ça se passait en 2013 et rapidement, François Lépine fait une première emplette et achète Traiteur Le Fin Gourmet. Ça allait être le signal de départ.

Puis vint la cerise sur le gâteau. Son fils Alexandre, 24 ans, lui apprend qu'il aimerait, un jour, prendre les guides de l'entreprise familiale qui passera alors entre les mains d'une cinquième génération de Lépine.

Pas de table rase

Lorsqu'il réalise une acquisition, le Groupe Je Reçois ne bouffe pas bêtement sa prise. Pas question de faire table rase et d'imposer le nom Groupe Je Reçois.

La preuve? Les marques de commerce Fin Gourmet, Maître Traiteur Monchâteau, Traiteur Deux Gourmandes et Vitalité Traiteur sont toujours bien vivantes.

«Chacune de ces entreprises a ses recettes, ses clients et son histoire. On ne veut surtout pas effacer ça», a expliqué François Lépine.

Ce que le Groupe Je Reçois apporte à ses nouvelles entités, c'est un encadrement administratif rigoureux. Une structure qui assure un contrôle minutieux sur toutes les opérations allant de la cuisson à la livraison des repas.

«Dans notre industrie, c'est une évidence, nous n'avons pas le droit à l'erreur. Rien ne doit être laissé au hasard. Nous faisons entre 50 à 60 livraisons par jour. Tout doit être réglé au quart de tour.»

D'autres acquisitions en vue, M. Lépine?

Il ne dit pas non.

Toutefois, il entend mettre l'accent, au cours des prochains mois, sur la consolidation du portefeuille de marques, sur l'intégration des plateformes de chacune des nouvelles entités et sur le développement de nouveaux marchés.

«L'industrie connaît une belle croissance. Les organisations vont préférer faire appel à un traiteur plutôt que d'aller dans un restaurant quand vient le temps de tenir une activité de reconnaissance pour leurs employés. Nous enregistrons une croissance des affaires dans le secteur corporatif.»

Des chiffres

  • 25 000 livraisons de repas par année.
  • 80 000 boîtes à lunch préparées par année.

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