Que débute la production pour Opsens!

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Le président et chef de la direction d'Opsens, Louis Laflamme, montre l'OptoWire destiné aux cardiologues.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Tour à tour, les États-Unis, le Japon, l'Europe et le Canada ont autorisé Opsens à commercialiser son fil guide muni d'un capteur optique sur leur territoire. Le moment est venu pour l'entreprise de Québec de livrer l'OptoWire aux cardiologues pour qu'ils mesurent la pression sanguine dans le coeur de leurs patients.

Sous son nouveau toit dans le Parc technologique du Québec métropolitain, Opsens amorce ces jours-ci la production à grande échelle de son fil guide.

«Ce qui nous empêchait de réaliser des ventes, ce n'était pas notre incapacité de vente, mais de produire», informe Louis Laflamme, le président et chef de la direction d'Opsens. «Nous serons bientôt en mesure de produire 1000 fils guides par semaine.»

L'entreprise a investi 1,8 million $ pour installer son centre de production dans l'ancien domicile de Nobel Biocaire - un fabricant d'instruments dentaires -, qui renferme notamment une grande salle blanche permettant l'assemblage des dispositifs de mesure de pression sanguine sans aucun risque de contamination.

En décembre 2014, Opsens comptait 40 employés. Ils sont aujourd'hui 100. «Nous avons actuellement les ressources nécessaires pour faire rouler trois lignes de production. Bientôt, nous passerons à cinq ou six lignes.» 

Chercheurs d'emploi, surveillez bientôt de nouvelles offres de la part d'Opsens!

Un marché de 1 milliard $ 

Déjà, à travers le monde, le fil guide québécois muni d'un capteur optique a été utilisé dans un peu plus de 1500 interventions.

«L'OptoWire est moins sensible à l'humidité, aux changements de température et au sang et autres liquides que les capteurs électriques qui sont généralement utilisés par les cardiologues qui veulent évaluer l'état d'un blocage qui pourrait nuire à la circulation sanguine», fait valoir Louis Laflamme en soulignant qu'Opsens détient 10 brevets pour l'OptoWire alors que trois autres sont en instance d'obtention.

«Notre technologie fournit des mesures plus fiables et plus précises, ce qui est important dans le contexte actuel mondial alors que les autorités médicales, dans une volonté de contrôle des coûts et d'amélioration des soins, veulent réduire le nombre de procédures invasives, notamment l'implantation de tuteurs vasculaires lorsque l'état de santé du patient ne le requiert pas.»

Citant différentes sources, Louis Laflamme signale que le marché qu'Opsens prend d'assaut - celui de la mesure de réserve de débit fractionnaire en cardiologie interventionnelle - est d'actuellement de plus de 300 millions $ et pourrait s'approcher du milliard de billets verts dans les prochaines années.

Déjà, les ventes de l'OptoWire se font sentir dans les livres d'Opsens.

«Pour l'exercice financier 2015, elles représentaient 600 000 $. Seulement pour le premier trimestre de l'exercice actuel, les ventes de notre fil guide totalisent tout près de 900 000 $.» Dans leur boule de cristal, des analyses qui suivent pas à pas Opsens avancent que les ventes de l'OptoWire pourraient se chiffrer à 2,6 millions $ à la fin de l'exercice financier 2016.

En 2014 et 2015, l'entreprise inscrite à la Bourse de Toronto (TSX de croissance : OPS, 1,17 $) a enregistré des revenus totaux de 6,8 millions $ et de 8,7 millions $.

Pas à l'abri d'une acquisition

Les entreprises technologiques dans le secteur de la santé sont les chouchous des grands fonds d'investissement de risque. D'ailleurs, en décembre dernier, Opsens a complété un financement en équité de 5 millions $.

Opsens pourrait aussi faire saliver des sociétés multinationales spécialisées dans la fabrication d'appareils médicaux.

«Une société comme Opsens n'est pas à l'abri d'une acquisition», a convenu Louis Laflamme. «C'est la réalité économique. Nous ne connaissons pas l'avenir. Nous devons prendre les meilleures décisions pour les actionnaires. Nous avons une grande confiance dans notre plan de développement.»

Il y a quelques années, Opsens trouvait son pain et son beurre en Alberta auprès des pétrolières. Elles utilisaient les capteurs optiques québécois pour mesure la température et la pression dans les puits où le thermomètre peut afficher 300 degrés Celcius. Avec l'effondrement du prix de l'or noir et le ralentissement de l'industrie pétrolière, Opsens se rend compte, aujourd'hui, que ses dirigeants ont été clairvoyants en diversifiant ses marchés.

Outre le secteur médical et celui du pétrole et du gaz, Opsens a des clients dans les mines, les laboratoires et l'industrie maritime.

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