Gestev étend ses tentacules dans le monde du spectacle

Benoît Robert, Patrice Drouin de Gestev, Chantal Lachance... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Benoît Robert, Patrice Drouin de Gestev, Chantal Lachance et Michel Granger, vice-président au contenu créatif de Québecor Sports et divertissement

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Gestev étend ses tentacules au milieu culturel et devient la signature de l'ensemble des événements et des spectacles produits par Québecor. Michel Granger, le vice-président spectacles et contenu créatif de Québecor Sports et divertissement, dirigera les opérations de la nouvelle branche de Gestev.

Le changement de dénomination des activités événementielles de Québecor se double d'une ambition de développement à Québec, mais aussi dans l'ensemble de la province, au pays et même à l'étranger.

«Il y a le Centre Vidéotron, il y a la Baie de Beauport et il y a d'autres sites que Gestev gère, mais on veut vraiment aller ailleurs, on veut se promener en région avec des artistes, on veut se promener en région avec des événements, tout ça avec la signature Gestev, précise Michel Granger. Ça va aussi s'exporter à l'étranger. Je suis vraiment en pourparlers en ce moment avec des gens pour développer des projets.»

M. Granger se garde de donner des précisions à ce chapitre, expliquant que des ententes de confidentialité l'en empêchent, mais promet des annonces bientôt. Ce qui est clair, c'est que Québecor, qui a intégré Gestev dans son giron il y a trois ans, a le souci de développer son rôle à titre de tourneur et de créateur d'événements ponctuels. Benoît Robert, président de Québecor Sports et divertissement, l'admet: Gestev spectacles se trouvera à agir un peu à la manière du concurrent evenko, mais avec ses propres ambitions.

«Il va y avoir des activités à l'intérieur du Centre Vidéotron, mais il va y avoir beaucoup d'activités en dehors du Centre Vidéotron, alors c'est à nous de travailler avec les artistes émergents - qu'ils viennent du Québec, évidemment, ou de l'Europe, des États-Unis - qui veulent venir en tournée, affirme-t-il. On va organiser leurs tournées dans les endroits auxquels nous aurons accès au travers du pays, de la province.»

Évolution naturelle

Chez Gestev, le dévoilement de cette nouvelle division se faisait avec émotion et fierté, jeudi. On parle d'une évolution naturelle vers le milieu du spectacle puisque, bien que l'organisation était connue pour ses événements à caractère sportif, ces manifestations se doublaient toujours d'une dimension artistique. La compagnie de Québec est par ailleurs derrière le concert de Mumford & Sons à la Baie de Beauport.

À court terme, c'est davantage une coordination des talents existants chez Gestev et Québecor qui aura lieu, sous la nouvelle bannière, qu'une nouvelle équipe qui naîtra. Toutefois, le président Patrice Drouin s'attend à ce que la croissance de l'entreprise se poursuive au fil des projets. Il rappelle d'ailleurs que de deux employés-fondateurs en 1992, l'entreprise qui est derrière le Red Bull Crashed Ice et le Jamboree en compte désormais 50. La vice-présidente Chantal Lachance révèle pour sa part qu'un déménagement s'en vient.

«Pour être à la hauteur de nos ambitions, on a décidé, avec une petite tristesse, de quitter nos bureaux du Mont-Sainte-Anne et de s'en venir dans les prochains mois dans Saint-Roch, avec notre équipe pour avoir de plus grands bureaux pour permettre tout ce développement qui s'en vient devant nous.»

De la transparence... dans la mesure du possible

La semaine dernière, Le Soleil révélait que la ville de Québec s'était entendue avec Québecor pour relever le niveau de secret sur les opérations financières de l'amphithéâtre. Malgré ces nouvelles dispositions, qui viennent notamment empêcher la Ville de divulguer toute information sans le consentement de l'entreprise, Benoît Robert assure que le souci de transparence demeure.

Du même souffle, le vice-président de Québecor Sports et divertissement souligne que le centre Vidéotron «fonctionne à merveille». Et même si on a revu les dispositions de 2011, qui prévoyaient que Québecor transmette à la Ville ses prévisions, ses revenus de ventes de billets, ses états financiers intérimaires et son bilan annuel, les données seront accessibles aux fonctionnaires municipaux.

«On a un mécanisme en ce moment pour que la ville de Québec vienne chez nous, ouvre nos livres, que ce soit avec leurs comptables, leurs avocats pour qu'ils comprennent exactement ce qui se passe avec le Centre Vidéotron, précise M. Robert. Ceci étant dit, il y a des éléments de confidentialité qu'on ne peut pas partager pour des raisons compétitives.»

M. Robert affirme qu'il y aura toujours des bilans avec la population, car le devoir de Québecor est d'être transparent, dans la mesure de ce qui peut être partagé, comme les taux d'achalandage et le nombre de billets vendus -une donnée, toutefois, qui est rarement divulguée. M. Robert s'attend à ce qu'un bilan soit dévoilé après la première année d'activités du Centre Vidéotron, soit dans environ 5 mois : «on aura plus d'information, on va avoir une année de vécue avec le Centre, alors on sera en position de partager de la belle information avec vous.»

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