Entreprises et numérique: des applications concrètes

Vincent Marcatté, président de bcom, soutient que cet institut... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Vincent Marcatté, président de b<>com, soutient que cet institut de recherche technologique a permis à la PME ETIAM d'avoir accès à de nouveaux clients et marchés en santé, notamment en Amérique du Nord.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) À l'occasion d'Opportunités digitales, une rencontre entre gens d'affaires organisée par Québec International, des entreprises québécoises et françaises ont présenté mardi comment elles ont effectué avec succès leur virage numérique. Le Soleil vous présente deux de ces «cas à succès».

ETIAM et b<>com

La PME française ETIAM, aujourd'hui le premier opérateur de télémédecine en France, a fait appel à l'Institut de recherche technologique (IRT) b<>com pour développer la plateforme ETIAM-Connect, aujourd'hui utilisée dans plus de 300 centres hospitaliers, principalement dans l'Hexagone.

«Lorsque ETIAM est venue nous voir, elle avait déjà élaboré sa solution de télémédecine, mais son problème était : comment implanter cette solution de façon ultra-simple pour les utilisateurs du milieu de la santé?» explique Vincent Marcatté, président de b<>com.

L'IRT, qui compte parmi ses spécialités la médecine connectée, a alors mis en relation des chercheurs avec l'entreprise de Rennes, pendant 18 mois, pour arriver à simplifier le déploiement d'ETIAM-Connect. La plateforme permet aujourd'hui aux professionnels de la santé d'échanger tous les types d'examens d'imagerie médicale, en temps réel et de façon sécurisée, depuis leur établissement ou de leur domicile. L'absence de déplacement pour visualiser ou interpréter un dossier permet de «sauver du temps» et donc d'être plus efficace.

Déjà, le chiffre d'affaires d'ETIAM «a augmenté de 12 %, et ce n'est que le début», indique M. Marcatté, puisque l'entreprise a désormais accès à de nouveaux clients et marchés, notamment en Amérique du Nord.

Quant à l'institut de recherche b<>com - dont le campus principal est à Rennes, en Bretagne -, il poursuit son mandat de «faire le pont entre la recherche scientifique et la recherche industrielle», explique Vincent Marcatté. L'IRT se spécialise non seulement en e-santé (médecine connectée et augmentée), mais aussi en réseaux ultra haut débit sécurisé et en hypermédia.

Par sa présence à Québec avec la délégation de la région métropolitaine de Rennes, b<>com compte profiter de la «richesse des rencontres» avec les entrepreneurs d'ici et, qui sait, peut-être établir de nouveaux partenariats, suggère son président.

Bibliopresto.ca et De Marque

Créé en 2012, l'organisme à but non lucratif Bibliopresto.ca a pour mandat d'englober toutes les activités de promotion et de développement des services en ligne dans les bibliothèques publiques québécoises. 

Si l'émergence du livre numérique a modifié l'offre des bibliothèques de la province - bien que le livre papier soit encore très populaire -, il fallait tout d'abord mettre en place un système qui permette d'accéder à du contenu francophone, explique le directeur général de Bibliopresto.ca, Jean-François Cusson. «En 2011, il n'y avait pas de solution clé en main pour les bibliothèques pour diffuser des livres numériques francophones. Il n'y avait que des plateformes avec du contenu en anglais», explique M. Cusson.

L'organisme fait alors appel à De Marque, une entreprise de Québec devenue depuis 2008 un joueur clé sur la scène internationale dans l'industrie du livre numérique. De Marque a notamment innové en créant Cantook Station, «une solution de prêt de livres numériques conçue pour épauler les bibliothécaires, qui est maintenant utilisée dans 1914 bibliothèques réparties au Canada, en France, en Belgique et en Suisse», indique Marc Boutet, président-fondateur de l'entreprise.

En collaboration avec Bibliopresto.ca, De Marque a élaboré la plateforme Pretnumerique.ca, qui permet aux lecteurs d'emprunter des livres numériques en se branchant au site Web de leur bibliothèque. Cette plateforme est désormais accessible aux usagers de 90 % des bibliothèques du Québec, et le service a enregistré trois millions de prêts depuis 2012, signale Jean-François Cusson.

Utilisation du numérique par les manufacturiers: un retard à combler

Selon l'enquête du CEFRIO, «seulement une entreprise sur... (123rf/tuthelens) - image 3.0

Agrandir

Selon l'enquête du CEFRIO, «seulement une entreprise sur quatre» est dotée d'un site Web transactionnel.

123rf/tuthelens

Les entreprises manufacturières de la Capitale-Nationale ont toujours un retard à combler quant à leur passage au numérique, révèle une enquête du CEFRIO dévoilée mardi.

Le Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations (CEFRIO) a dressé un «portrait numérique» après avoir analysé les données de 25 % des manufacturiers de la région.

L'un des constats observés est que ces entreprises utilisent principalement des technologies de base, tels les suites bureautiques (87 %), le wi-fi dans les bureaux (84 %), un site Web informationnel (81 %) ou encore les médias sociaux (66 %). Toutefois, la pdg du CEFRIO, Jacqueline Dubé, signale qu'«il y a encore de la place à prendre» quant à l'implantation de technologies «structurantes» touchant notamment à la flexibilité du système de fabrication (12 %), la gestion du cycle de vie des produits (15 %) ou encore l'«informatique décisionnelle» (business intelligence, 17 %).

Une «surprise» lors de l'analyse des données a été de constater que «seulement une entreprise sur quatre» est dotée d'un site Web transactionnel (25 %), soulève Mme Dubé. Plus surprenant encore, 23 % des entreprises ne présentent pas leurs produits en ligne. «Il y a un décalage important, une lumière rouge doit s'allumer sur le tableau de bord», estime la pdg du CEFRIO.

L'organisme constate également une différence dans l'utilisation des technologies entre les manufacturiers qui exportent leurs produits à l'extérieur du Québec et ceux qui concentrent leur distribution dans la province. «L'utilisation des technologies est significativement plus faible chez les non-exportateurs», indique le CEFRIO. Quant aux exportateurs, 34 % établissent un lien fort entre l'utilisation des technologies et leur performance hors Québec. «Plus une entreprise est active à l'exportation, plus elle fait un usage des technologies avancées», note encore le CEFRIO.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer