Foire de l'emploi: attirer les candidats avec de la soupe aux pois

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Engagé dans la promotion des emplois et de la qualité de vie en Beauce, l'organisme La Beauce embauche faisait goûter une soupe aux pois et à l'érable aux visiteurs à la Foire de l'emploi de Québec. Sur la photo, la coordonnatrice Cassiopée Dubois sert un concitoyen, Michel Poulin.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) C'est d'un pas décidé que Michel Poulin s'était déplacé de Saint-Georges vers Québec pour trouver un employeur qui lui procurerait un gagne-pain.

Rencontré vendredi à la Foire de l'emploi - qui se tient jusqu'à dimanche au Centre de foires d'ExpoCité-, Michel Poulin a perdu son emploi il y a quatre mois. Son ancien employeur a procédé à une restructuration des opérations et son poste a disparu de la carte. Il était à l'emploi de Victor Textiles depuis cinq ans.

Un travailleur d'usine, M. Poulin est prêt à écouter toutes les offres d'emploi. Qu'elles viennent de la Beauce ou de Québec. «Si je suis ici, ce matin [hier], ce n'est pas seulement pour rencontrer les entreprises de la Beauce qui sont présentes à la Foire de l'emploi, mais toutes celles qui ont des postes à offrir. Vous savez, j'ai confiance que je vais me retrouver quelque chose.»

Le hasard a voulu que Le Soleil rencontre Michel Poulin tout juste devant le stand de La Beauce embauche, une initiative mise sur pied par des organismes de développement économique et une cinquantaine d'entreprises beauceronnes, dont Boa Franc, Garaga, Groupe Canam et Manac.

«Actuellement, il y a 600 emplois disponibles dans les trois MRC de la Beauce et celle des Etchemins, et ce, principalement dans les secteurs de la fabrication et de la santé», informe Cassiopée Dubois, coordonnatrice de La Beauce embauche.

À quelques pas de là, neuf entreprises de Lotbinière se sont regroupées pour occuper un stand dans lequel elles présentaient près d'une cinquantaine de postes. Parmi elles, Bibby Ste-Croix, Fromagerie Bergeron, Groupe J.L. Leclerc, Laflamme Portes et Fenêtres et Meubles South Shore. Il s'agissait d'une première sortie de famille pour ces compagnies.

«Il y a une belle collaboration entre les entreprises. Je ne sens aucune compétition entre elles. Elles vivent toutes la même situation : le manque criant de main-d'oeuvre», expose Judith Riopel, agente de développement au Carrefour jeunesse-emploi de Lotbinière.

Bassin vidé

Autant dans la Beauce que dans Lotbinière, les employeurs ont l'impression d'avoir vidé leur bassin de main-d'oeuvre disponible respectif. 

C'est pourquoi La Beauce embauche parcourt déjà le Québec pour promouvoir les emplois et la qualité de vie beauceronne. 

C'est pourquoi les entreprises de Lotbinière s'apprêtent à emboîter le pas.

«Aux chercheurs d'emploi de Québec, nous faisons valoir que la région de Lotbinière est située à peine entre 20 et 30 minutes des ponts et que le parcours se fait toujours dans le sens contraire de la circulation», indique Judith Riopel.

En plus des entreprises de ces deux coins de pays de la région de la Chaudière-Appalaches, d'autres compagnies ont jugé bon d'unir leurs forces pour louer un stand à la Foire de l'emploi et espérer trouver des «perles rares» parmi les 10 000 visiteurs attendus.

C'est le cas, notamment, d'une dizaine d'entreprises membres de la Corporation des parcs industriels de Québec.

Du magasinage pour un meilleur salaire

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Quelque 10 000 visiteurs sont attendus d'ici dimanche au Centre de foires d'ExpoCité.

Le Soleil, Erick Labbé

Le pif de Sonia Claveau lui dit que les Québécois ont la bougeotte par les temps qui courent. Plus que jamais les travailleurs magasinent pour dénicher un nouvel emploi et ainsi espérer améliorer leur sort.

Sonia Claveau est une habituée de la Foire de l'emploi. Elle est directrice de l'organisme Libre Emploi, qui propose des services d'aide à la recherche d'emploi.

«S'il fut un temps où les travailleurs semblaient se satisfaire de leur sort, nous constatons, depuis le début d'année, qu'ils sont de plus en plus nombreux à chercher un nouveau défi.»

Mme Claveau n'arrive pas à trouver la juste explication à ce nouveau phénomène.  Elle avance toutefois une hypothèse. Les salaires des travailleurs n'ont pas suivi l'augmentation du coût de la vie.

«Les travailleurs consultent davantage les offres d'emploi qu'auparavant en espérant trouver un boulot qui leur permettra d'accroître leur salaire et leur niveau de vie», indique Mme Claveau en signalant que les rangs des personnes de 55 ans et plus - principalement des retraités - à la recherche d'un emploi permanent augmentaient sans cesse. «Ils veulent travailler, car ils en ont besoin. Pour eux, le travail, ce n'est pas pour se désennuyer ou pour occuper le temps avant d'aller jouer au golf.»

Avec un taux de chômage de 4,8 % dans la région de la région de la Capitale-Nationale et de 5,9 % dans celle dans la région de la Chaudière-Appalaches, les bons emplois ne manquent pas. Heureusement. C'est à l'avantage des chercheurs d'emploi.

Notons qu'un tiers des visiteurs à la Foire de l'emploi ont déjà un boulot.

12 602 postes offerts

À sa 18e édition, l'événement rassemble 150 entreprises qui ont pas moins de 12 602 postes à pourvoir. De ce nombre, les Forces armées canadiennes en proposent 4500.

L'an dernier, 60 % des 11 925 emplois offerts avaient trouvé preneur dans les six mois suivant la tenue de ce supermarché de l'emploi.

En plus de permettre l'établissement d'un contact direct avec les employeurs, la Foire de l'emploi offre aux visiteurs la possibilité de participer à des ateliers dans lesquels ils apprennent à bien à se présenter à un employeur en 30 secondes. Ils peuvent aussi bénéficier d'un coup de pouce pour faire valider leur curriculum vitae et pour évaluer leur niveau de compétences linguistiques.

C'est le journal Le Soleil qui avait été à l'origine de ce rendez-vous de l'emploi, en 1996, avec la tenue de cliniques d'emplois gratuites. C'était à l'époque où le taux de chômage affichait 13,5 % dans la région de la Capitale-Nationale. Deux ans plus tard, la Foire de l'emploi voyait le jour. 

Pour en savoir plus : www.foireemploi.com

Questions farfelues, vous dites?

«Si vous étiez un ustensile, lequel seriez-vous et pourquoi?»

Jamais un chercheur d'emploi se serait attendu à se faire poser une telle question par un responsable des ressources humaines.

C'est pourtant ce qui est arrivé à un candidat à un poste de barman spécialisé dans les cocktails dans un bar de Kingston en Ontario.

Au parc d'attractions Canada's Wonderland, à Toronto, un candidat à un poste de mascotte a dû tomber en bas de sa chaise en entendant la question suivante : «Avez-vous déjà eu le sentiment d'être un sac de plastique?»

Le site d'offres d'emploi et de recrutement Glassdoor se fait un devoir de recenser les questions les plus farfelues posées lors des entretiens d'embauche dans plusieurs pays, dont le Canada. Ces «perles» ont été partagées des postulants sur le site de Glassdoor.

En voici d'autres exemples :

«Quel est votre personnage préféré dans l'émission Game of Thrones

«Nous nous rencontrons dans un ascenseur, et vous avez jusqu'au 10e étage pour me convaincre que vous convenez parfaitement au poste. Allez-y!»

«Si vous pouviez vous asseoir à côté d'une personne lors d'un vol transcontinental, laquelle serait-elle?»

«Quelle est la dernière chose que vous ayez cherchée sur Google?»

«S'il ne vous restait que 24 heures à vivre, comment les passeriez-vous?»

«Comment mélangeriez-vous un paquet de cartes?»

Approche dans les situations difficiles

«Les employeurs posent aux postulants des questions difficiles pour tester leurs capacités de réflexion cruciales, pour voir comment ils règlent instantanément un problème et pour évaluer leur approche des situations difficiles», explique Susan Underwood, directrice du recrutement mondial et de l'acquisition des jeunes talents chez Glassdoor. «Les employeurs veulent déterminer les diverses façons dont les candidats relèvent les défis et ceux qui y répondent bien peuvent prendre le dessus quand il s'agit d'obtenir une offre d'emploi.»  

Pour en savoir plus: goo.gl/NM5DgI

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