Le chéquier d'IPL prêt pour des acquisitions

Dans l'ordre, Fréderic Hudon, directeur ingénierie et innovations,... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Dans l'ordre, Fréderic Hudon, directeur ingénierie et innovations, Luis de Jesus, président et chef de la direction d'IPL et Hugues Rouleau, vice-président et directeur général de l'unité d'affaires Industriel.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) IPL annonce ses couleurs. Le fabricant de produits de plastique de Saint-Damien a sorti ses antennes. Et son chéquier n'est pas bien loin.

Il vise une acquisition dans l'Ouest canadien. Une autre dans le sud des États-Unis.

Voilà ce qui trotte dans la tête du nouveau président et chef de la direction d'IPL, Luis de Jesus.

«Avec 750 employés dans nos trois usines à Saint-Damien, à Edmundston [Nouveau-Brunswick] et à Lee's Summit [Missouri], vous vous dites sûrement que nous sommes un gros joueur», explique-t-il en entrevue au Soleil.

«Au contraire, nous sommes un petit joueur dans le marché nord-américain. Plusieurs de nos concurrents possèdent 7, 10 ou 15 usines. Prendre de l'expansion est donc devenu important si nous voulons être en mesure de continuer à nous battre à armes égales avec nos compétiteurs.»

«Nous pouvons être compétitifs à l'intérieur d'un rayon de 1500 kilomètres. Au-delà de ce 1500 kilomètres, ça se complique», ajoute Hugues Rouleau, vice-président et directeur général de l'unité d'affaires Industriel, précisant qu'il en coûtait un bras de livrer des gros bacs de recyclage aux quatre coins du Canada et des États-Unis.

«Et il y a nos clients qui demandent de se rapprocher de leurs sites de production.»

Fondée en 1939, IPL fabrique et commercialise plus de 400 produits dans le domaine de l'emballage, de la manutention et de l'environnement. Des bacs roulants pour la cueillette sélective en passant par des contenants alimentaires et des seaux de plastique.

IPL compte parmi ses clients des grandes villes canadiennes et des multinationales du calibre d'Unilever, de Kraft et de Kellogg's.

L'entreprise bellechassoise, qui fait travailler entre 400 et 450 personnes à Saint-Damien, a connu un parcours marqué par de grands détours ces dernières années.

En septembre 2010, les frères Julien, Clément et Rémi Métivier, la famille fondatrice d'IPL, vendait l'entreprise, alors cotée à la Bourse de Toronto, pour la somme de 70 millions $ au fonds de capital de risque Novacap et au Fonds de solidarité FTQ.

Des gestes ont alors été posés pour optimiser les activités d'exploitation de l'entreprise dont la fermeture de l'usine de Lawrenceville en Estrie et celle de Saint-Lazare. En 2011, la société avait fait l'acquisition d'un site de production à Lee's Summit au Missouri.

Puis, en juillet dernier, IPL passait entre les mains de la société irlandaise One51 pour la somme de 280 millions $. One51 a mis 90 millions $ sur la table. La multinationale a pu compter, entre autres, sur les billets verts de la Caisse de dépôt et placement du Québec (50 millions $), du Fonds de solidarité FTQ (30 millions $) et d'Investissement Québec (10 millions $) pour conclure la transaction.

IPL et la division de One51 dans le plastique, One Plastic Group (7 usines dans le monde et 450 employés), sont déjà engagées dans un processus de développement des meilleures procédures d'affaires.

Chiffre d'affaires à la hausse

IPL a profité des dernières années pour se remplumer.

Entre 2012 et 2016, la compagnie a enregistré une augmentation de 50 % du chiffre d'affaires de ses usines à Saint-Damien et à Edmundston. De 130 millions, il est passé à 200 millions $.

En ajoutant le rendement des installations de Lee's Summit, le chiffre d'affaires d'IPL a affiché 265 millions $ en 2016. L'objectif est de le faire passer à 350 millions $ en 2018.

La recette d'IPL?

«Des produits innovants. Des forces de vente résolument tournées vers les bons clients et les bons marchés. L'efficacité de nos usines», a énuméré Frédéric Hudon, directeur de l'ingénierie et des innovations.

Et la recherche constante de nouveaux clients.

IPL fait les yeux doux, par les temps qui courent, aux fabricants de crème glacée et de yogourts pour qu'ils adoptent ses contenants alimentaires.

L'entreprise planche aussi sur des projets permettant une plus grande utilisation du plastique recyclé et sur une nouvelle génération de contenants qui conserveront plus longtemps la fraîcheur des aliments.

Un chiffre

1 milliard : le nombre de couvercles fabriqués par IPL, chaque année, pour le fabricant de croustilles Pringles

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