Desjardins: Daniel Paillé déçu, mais pas surpris de ne pas avoir été choisi

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Il s'agissait de la première fois depuis la mise en place du nouveau mode électoral, en 2000, qu'une personne externe au Mouvement tentait sa chance comme président.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) «J'ai proposé des idées. Ils ont fait leur choix. Et moi je vais continuer dans le milieu des affaires et de la finance.»

L'ex-chef du Bloc québécois Daniel Paillé ne cachait pas sa déception samedi, quelques minutes après avoir été défait par Guy Cormier à la présidence du Mouvement Desjardins. Il s'agissait de la première fois depuis la mise en place du nouveau mode électoral, en 2000, qu'une personne externe au Mouvement tentait sa chance comme président. Les délégués ont toutefois misé sur la continuité avec un employé de l'entreprise pour la suite des choses.

«Moi, j'étais là pour dire : "Vous ouvrez le leadership de Desjardins aux membres. Je suis membre depuis toujours. Alors pourquoi pas?"» indique celui qui a occupé les fonctions de ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie dans le gouvernement de Jacques Parizeau, de 1994 à 1996.

Idées appréciées

M. Paillé sort tout de même de l'aventure d'un mois et demi avec le sourire. «Il paraît que j'ai contribué aux idées et je suis bien content», affirme-t-il. «Le nouveau président élu a dit qu'il prendrait un certain nombre de bonnes idées».

L'économiste de formation avait notamment comme objectif dans son plan présenté durant sa campagne de «rajeunir Desjardins» et de «faire évoluer la gouvernance». D'ailleurs, le candidat était perçu par plusieurs comme celui qui allait tenter de ramener Desjardins à ses origines.

Bien que «déçu», M. Paillé se rallie tout de même au choix des membres du collège électoral composé de dirigeants des caisses Desjardins provenant de toutes les régions du Québec ainsi que de l'Ontario.

Daniel Paillé... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Daniel Paillé

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

«Si je n'étais pas déçu, je ne serais pas normal. J'ai fait ça pour apporter des idées, mais surtout pour gagner. Je savais très bien qu'étant un membre de Desjardins, mais non de l'intérieur de l'organisme, c'était un long shot», soutient-il. «Je l'ai fait avec plein d'énergie et mes idées étaient sur la table. Je les ai bien défendues et les gens ont apprécié». 

Selon M. Paillé, Guy Cormier est un «excellent leader» et l'institution financière est entre bonnes mains. «Ce matin, il a fait un discours très rassembleur, très Desjardins. Il va faire progresser le Mouvement qui est d'ailleurs déjà bien avancé. Monique Leroux a fait un job fantastique», ajoute-t-il, précisant que selon lui, l'entreprise est en très bonne santé.

Parmi les candidats défaits, le premier vice-président technologies et centre de services partagés du Mouvement, Robert Ouellette, n'a pas voulu s'adresser aux médias.

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