CSST: des mesures d'économies jamais appliquées

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La présidente du Syndicat de la fonction publique du Québec, Lucie Martineau

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(Québec) La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a fait fi d'une résolution de son conseil d'administration l'enjoignant à embaucher du personnel pour réduire parallèlement le nombre de sous-traitants, une mesure qui générerait des économies d'au moins 2,5 millions $ par année, selon ses membres.

Le Soleil rapportait en juin dernier que la CSST, devenue en début d'année la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), dormait sur une décision de son conseil d'administration prise en novembre 2014.

Une demande d'accès à l'information faite par le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) révèle que l'organisation n'a toujours pas donné suite à la résolution de son conseil d'administration.

Cette résolution, censée demeurer confidentielle, mais dont nous avions obtenu copie, soutient que le remplacement de 55 «ressources externes» travaillant à la «vice-présidence aux technologies de l'information» entraînera «une économie annuelle récurrente et progressive» qui atteindra «2,5 millions $ à la quatrième année du processus».

Le conseil d'administration a donc autorisé à ce moment-là le recrutement d'employés pour remplacer «104 ressources externes», selon le texte de la résolution. Une première phase, portant sur 55 postes en 2015, et une seconde portant sur 49 postes.

Cette dernière «entraînerait aussi des économies annuelles», non chiffrées celles-là - bien que la somme de 2 millions $ ait été avancée. Elle s'ajouterait aux 2,5 millions $ liés à la première phase.

Or, la première phase prévue en 2015 n'a jamais été mise en branle. La seconde encore moins. Aucune explication n'est fournie.

Davantage de sous-traitants

Selon des tableaux transmis à la fin février par la Commission au SFPQ, en vertu de la loi sur l'accès à l'information, le nombre de «ressources externes» travaillant à la vice-présidence aux technologies de l'information a même augmenté entre 2014 et 2015 et non baissé, comme prévu. Il est passé de 258 à 309.

Le nombre d'employés internes dans ce service n'a pas du tout bénéficié d'un effet de «remplacement», contrairement à ce que stipule la résolution du conseil d'administration. Il est demeuré stable à 331 personnes.

La présidente du SFPQ, Lucie Martineau, s'alarme du fait qu'une mesure devant générer des économies n'ait pas été mise en place, et ce, sans explications. Elle souhaite interpeller les responsables gouvernementaux qu'elle rencontrera jeudi lors de la journée de huis clos budgétaire à laquelle elle assistera.

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