Optel double son espace de production et prévoit embaucher 230 travailleurs

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Optel Vision a annoncé mardi qu'elle doublait son espace de production à Québec et prévoyait embaucher 230 travailleurs d'ici la fin de 2016.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Optel Vision a le vent dans les voiles. L'entreprise double son espace de production à Québec et prévoit embaucher 230 travailleurs d'ici la fin de 2016.

Au cours des trois dernières années, la compagnie dont le siège social est situé dans le Parc technologique du Québec métropolitain a vu son chiffre d'affaires bondir de 337 %, pour franchir le cap des 100 millions $. Et pas question de lever le pied de l'accélérateur. Le président et cofondateur d'Optel Vision, Louis Roy, a encore de nombreux projets dans ses cartons pour faire grandir la famille et étendre les tentacules de l'entreprise à travers le monde.

Pour l'heure, Optel Vision possède des installations à Québec, ainsi qu'en Irlande, en Inde et au Brésil. La compagnie, qui brasse des affaires partout sur la planète, fait travailler plus de 475 personnes.

Mardi matin, le chef de file mondial en haute technologie dans le domaine pharmaceutique inaugurait l'agrandissement de 35 000 pieds carrés de son siège social, en compagnie notamment du ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, et du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social du Canada, Jean-Yves Duclos. Un investissement de 7 millions $ qui s'inscrit dans le plan d'expansion de l'entreprise.

«Optel vit présentement une croissance remarquable. Nous nous positionnons sans contredit comme la plus grande compagnie de système d'inspection du domaine pharmaceutique au monde», indique M. Roy, ajoutant qu'il prévoit créer 230 nouveaux emplois au cours de la prochaine année. Dans les domaines de l'ingénierie, des opérations manufacturières, de la programmation et dans les ventes et le marketing.

La tâche ne s'annonce toutefois pas si simple, car la main-d'oeuvre qualifiée «se fait plutôt rare» dans la capitale. En 2014, Emploi-Québec avait accordé un soutien financier de 300 000 $ à Optel pour un plan de formation aux employés. «Avant, on vidait les classes du Cégep Limoilou en technique de systèmes ordinés. Malheureusement, maintenant, il n'y a plus beaucoup d'étudiants qui s'inscrivent. On travaille actuellement à créer plus de lien avec l'Université [Laval], souligne M. Roy.

Rempart contre la contrefaçon

Optel Vision travaille actuellement sur une technologie permettant de déceler la contrefaçon des médicaments. À partir d'un système automatisé de vision, l'entreprise permet aux fabricants pharmaceutiques d'inscrire un numéro de série sur leurs produits afin d'assurer un suivi constant dans la chaîne d'approvisionnement. Cette technologie permet également de détecter les erreurs de fabrication.

«Les technologies qu'on implante à travers le monde ont comme objectif de sauver des millions de vies par année à cause des médicaments contrefaits et des erreurs», affirme M. Roy. «Les plus grandes victimes de la contrefaçon sont dans les pays sous-développés, comme en Afrique où il y a des chiffres qui disent qu'il y a jusqu'à 200 000 enfants qui meurent par année à cause de faux vaccins.»

Comme autres marchés ciblés par Optel Vision, le président estime que sa technologique pourrait aussi s'appliquer au marché des équipements médicaux, comme les seringues, les cathéters et les prothèses.

«Nous avons des possibilités de croissance très intéressantes. [...] Je me donne environ deux ans pour avoir d'autres filières [entre deux et cinq] qui vont essayer d'avoir un potentiel de 50 millions $», conclut l'homme d'affaires.

Plus de 250 chaînes de production à travers le monde ont recours à la technologie québécoise d'inspection artificielle.

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Le président Louis Roy

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Une flèche à Québec et à Ottawa

«Je suis très fier de dire qu'on est un bon payeur d'impôt. Je m'amuse souvent à dire qu'on paye plus d'impôts ou presque que toute l'industrie du jeu vidéo, tout en ayant un peu moins de subventions.» 

Le président et cofondateur d'Optel Vision, Louis Roy, a envoyé une flèche mardi en point presse en direction des gouvernements. Il assure qu'il ne l'a pas fait pour avoir l'aide de l'État. 

«Non, on est chanceux, nous avons une entreprise profitable. C'est juste qu'on doit regarder lorsqu'on investit ou on supporte des organisations à la création de richesse à long terme. Je crois qu'il faut que les industries que le gouvernement finance aient la propriété intellectuelle et puissent un jour payer de l'impôt. Et non pas de dépendre de subventions in aeternum. Là, ça fait déjà plus que 10 ans que cette industrie est subventionnée ou d'autres industries. [...] Dans certains secteurs de l'économie, on devient un sous-traitant, donc on n'a aucune richesse. Une fois que le contrat est fini, c'est fini», conclut-il.

Optel Vision en chiffres

  • 475 employés actuellement, la compagnie prévoit en embaucher 230 d'ici la fin de 2016
  • 100 millions $ de chiffres d'affaires
  • 1989, fondation d'Optel Vision par Louis Roy et Jean-François Lafortune 

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