Handyem se place sous la protection de la Loi sur la faillite

Fondée en 2011 par Alain Chandonnet (photo), Handyem... (Photothèque Le Soleil)

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Fondée en 2011 par Alain Chandonnet (photo), Handyem conçoit des cytomètres en flux portables qui permettent, par exemple, de fournir un diagnostic médical.

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(Québec) L'épeurante «vallée de la mort» dans le monde des affaires n'épargne pas Handyem, une prometteuse entreprise de Québec qui vient de se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité dans l'espoir de faire une proposition à ses créanciers à qui elle doit un peu plus de 2,5 millions $.

Fondée en 2011 par Alain Chandonnet, un ancien de TeraXion, Handyem conçoit des cytomètres en flux portables qui permettent, par exemple, de fournir un diagnostic médical fiable en quelques heures à peine. 

Développée en collaboration avec l'Institut national d'optique (INO), cette technologie a été testée par l'astronaute canadien Chris Hadfield à l'occasion de son séjour dans la station spatiale internationale.

«Handyem est présentement dans une démarche de relance et, à ce titre, cherche de nouvelles sources de financement pour reprendre ses opérations», a indiqué Alain Chandonnet dans un courriel envoyé au Soleil mercredi.

«L'interruption actuelle des activités de la compagnie vise la préservation de ses liquidités afin de présenter la meilleure offre possible à ses créanciers. Handyem a fait de grands progrès techniques au cours de la dernière année et, à ce titre, possède un savoir-faire et une propriété intellectuelle pouvant s'appliquer à un nombre significatif d'applications en santé humaine, environnementales ou industrielles», ajoute-t-il. 

«La situation financière actuelle d'Handyem est classique d'une start-up aux prises avec des difficultés de financement au moment de la commercialisation, [ce que l'on appelle] la fameuse période de la "vallée de la mort". Afin de ne pas compromettre les discussions en cours avec des partenaires intéressés à assister Handyem dans sa relance, nous limiterons nos commentaires à ce point», de conclure Alain Chandonnet dans son courriel au Soleil.

La Loi sur la faillite et l'insolvabilité accorde un délai initial de 30 jours à Handyem pour explorer la possibilité d'une restructuration de l'entreprise et formuler une proposition à ses créanciers. Le tribunal pourrait éventuellement décider de prolonger le délai.  

En tout et partout, Handyem doit 2,5 millions $ à ses créanciers.

Ils sont 72 à qui la compagnie doit 250 $ et plus.

Parmi les plus importants, notons Investissement Québec (750 000 $), Développement économique Canada (268 750 $), Desjardins-Innovatech (250 000 $), Alain Chandonnet (125 000 $) et Anges Québec (125 000 $).

En juin dernier, Anges Québec, un réseau de 165 investisseurs privés, désignait Handyem comme l'investissement de l'année au Québec.

À l'occasion de deux rondes de financement, Handyem avait obtenu un financement de 2,3 millions $ provenant de membres d'Anges Québec et d'Anges Québec Capital.

Avant l'interruption temporaire de ses activités, la compagnie faisait travailler une vingtaine de personnes dans le Parc technologique du Québec métropolitain.

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