L'eldorado dans la Grosse Pomme

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Des entreprises québécoises comme Ingeno se font tirer l'oreille pour aller brasser des affaires dans l'État de New York qui compte 19,7 millions d'habitants, dont 8,5 millions dans la ville de New York.

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(Québec) Une entreprise de Québec spécialisée dans le développement Web pour les grandes sociétés générant de gros volumes transactionnels, Ingeno, réalise 90 % de ses affaires en Californie. Après Silicon Valley, voilà qu'elle s'intéresse à New York et au marché de la côte Est américaine.

«Nous y allons avec modération», confie Rémy Gendron, le fondateur et directeur général d'Ingeno. «Avec moins de 30 employés, il faut choisir nos batailles.»

Entente de collaboration entre Québec et New York

En compagnie d'autres jeunes pousses technologiques de la capitale dont Cortex Media, Constellio et Libeo, l'entreprise formée principalement d'anciens de Taleo - une société de Québec vendue à Oracle pour 1,9 milliard $US en 2012, en est à développer un réseau de contacts dans la Grosse Pomme pour éventuellement décrocher des contrats.

C'est par l'entremise d'une entente de collaboration entre Québec International et l'accélérateur incubateur new-yorkais Grind qu'Ingeno et les autres entreprises peuvent se tremper le gros orteil à New York.

«Pour nous, la Californie est un territoire naturel. Taleo y avait son siège social. Le marché de la côte Est, c'est nouveau», explique Rémy Gendron dont l'entreprise, par son expertise de haut niveau, vole au secours des sociétés aux prises avec les pires misères technologiques, et ce, à partir de ses quartiers à Québec. Ça s'appelle de l'outsourcing.

Des entreprises comme Ingeno se font tirer l'oreille pour aller brasser des affaires dans l'État de New York qui compte 19,7 millions d'habitants, dont 8,5 millions dans la ville de New York.

Pas moins de 4500 sociétés québécoises le font déjà.

«Au Québec, nous sommes 8 millions. Aux États-Unis, ils sont 350 millions. Et ils sont beaucoup plus riches que nous et ils achètent de nos produits», martelait, mardi, le délégué général du Québec à New York, Jean-Claude Lauzon, en rappelant que le pays de l'Oncle Sam, c'est 25 % de l'économie mondiale. 

M. Lauzon était de passage à Québec pour le renouvellement et la bonification d'une entente de collaboration signée en 2001 entre la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la North Country Chamber of Commerce en vue de renforcer les échanges commerciaux entre la Belle Province et l'État de New York. À ce duo s'ajoute maintenant le Business Council of New York State.

Perspectives économiques solides

En 2014, les échanges commerciaux entre le Québec et l'État de New York s'élevaient à 8 milliards $. 

De nos produits, les Américains en achetaient pour 6 milliards $. Ils nous en vendaient pour 2 milliards $.

Si la croissance annuelle moyenne de la valeur des échanges a été de 2,5 % entre 2010 et 2014, il n'en demeure pas moins que, depuis 2000, il y a un recul de 17 %, a fait valoir Jean-Claude Lauzon.

Les entrepreneurs québécois ont appris à diversifier leur marché. Les ratés de l'économie américaine les ont forcés à aller faire du commerce ailleurs. Ils ont découvert que l'herbe pouvait être verte aussi en Asie, en Amérique du Sud ou en Europe.

«La diversification, c'est important. Toutefois, quand je regarde la situation pour les prochaines années, il est clair que les perspectives de développement économique aux États-Unis vont continuer d'être solides. C'est un marché qui est à côté de chez nous. Surtout celui de New York. Il faut se rappeler que 72 % de ce que le Québec vend à l'étranger prend la route des États-Unis. Ce que je répète sans cesse aux chefs d'entreprises, c'est de s'occuper encore davantage de ce client particulier.»

«Le marché américain est à votre portée, profitez-en!» a résumé la consule générale des États-Unis à Montréal, Nina Maria Fite.

Centre de prédédouanement

De 8 milliards $, l'objectif des partenaires québécois et américains est de faire passer les échanges commerciaux à 20 milliards $ en 2020. «C'est ambitieux, mais c'est possible!» a indiqué la pdg de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand.

Son homologue du North Country Chamber of Commerce, Garry Douglas, a reconnu que beaucoup de travail avait été accompli et qu'il restait encore du pain sur la planche, notamment pour faire tomber les embûches à la libre circulation. À ce sujet, des pressions soutenues sont faites sur les politiciens à Ottawa et à Washington.

Une préoccupation partagée par le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, qui était présent à la signature de l'entente de collaboration.

«Pour nous, il y a deux dossiers prioritaires : le prédédouanement à l'aéroport de Québec et à la gare centrale de Montréal. Le passage fluide des marchandises et des personnes va contribuer à faire du Québec et des États-Unis des espaces économiques dynamiques et créateurs de richesse.»

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