Développements Robko s'attaque au moratoire dans la couronne nord

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Ralph Koehler, copropriétaire de Développements Robko, et Gabriel Roberge, directeur des ventes

Collaboration spéciale, Maxime Pelletier-Huot

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(Québec) Incapable de développer 400 terrains dans la couronne nord en raison du moratoire de trois mois pour la protection du lac Saint-Charles, l'entreprise Développements Robko va déposer un mémoire cette semaine à la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) en espérant faire changer d'idée les élus.

«Je suis en attente. On a bien hâte de savoir», déplore le copropriétaire de la compagnie, Ralph Koehler. «Ce n'est pas le nouveau développement qui nuit à l'environnement, mais l'ancien développement. Le lac [Saint-Charles] a été pollué dans les 40 dernières années.»

Selon M. Koehler, les promoteurs doivent maintenant composer avec une réglementation beaucoup plus stricte. «Aujourd'hui, c'est très sévère. Les gens ne le réalisent pas, mais on doit prouver au ministère de l'Environnement que le développement est correct. On doit tout contrôler. On ne peut pas envoyer de l'eau sale de la rue dans les cours d'eau. Il faut avoir le contrôle de l'eau», dit-il.

Pour l'instant, le développement de ses terrains dans Lac-Saint-Charles et dans Val-Bélair est en pause, tout comme celui de plusieurs autres promoteurs dans le secteur. Le 17 décembre dernier a été adopté un moratoire de trois mois sur toute nouvelle construction dans les bassins versants des prises d'eau des rivières Saint-Charles et Montmorency.

Comme autre argument, M. Koehler affirme que ses développements sont tous raccordés aux systèmes d'aqueduc et d'égout. «Le problème, c'est ce qui s'est fait par le passé. Il y a encore des fosses septiques de 45 gallons qui sont enfouies. C'est sûr que ça déborde quand quelqu'un fait sa vaisselle. Cela va aller dans le lac», souligne-t-il.

Bien armé

Afin de faire changer d'idée les élus, l'homme d'affaires devra être bien armé puisqu'ils avaient voté à majorité pour le moratoire. Il devra aussi faire vite, car le règlement deviendra vraisemblablement permanent à la fin du moratoire prévu le 17 mars prochain.

«On n'est pas partis en guerre contre la Ville. On essaie juste de trouver des solutions. [...] On est capables de développer comme il le faut», assure le copropriétaire de Développements Robko, qui insiste pour dire que la compagnie se préoccupe de l'environnement.

D'ailleurs, lors d'une conférence de presse lundi, Développements Robko a annoncé qu'elle prenait le virage vert afin de réduire son empreinte sur l'environnement. Récemment, une filiale de l'entreprise a procédé à l'acquisition pour 2 millions $ d'une usine [anciennement Fermco], à Saint-Adelphe en Mauricie. Cette usine permet notamment à Robko de fabriquer ses propres structures en bois et d'améliorer du coup sa vitesse de construction des propriétés.

L'usine permet également à la compagnie de réduire «considérablement les gaspillages de matériaux lors de la construction d'une propriété. Les rebuts de construction sont maintenant recyclés en totalité», conclut M. Koehler.

L'entreprise estime qu'en un an, 8000 bacs de poubelles de rebuts de construction éviteront les sites d'enfouissement de la Ville de Québec.

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