Les craintes pour la télé gâchent la fête de Star Wars chez Disney

Daisey Ridley et John Boyega dans une scène... (PHOTO ARCHIVES AP)

Agrandir

Daisey Ridley et John Boyega dans une scène de Star Wars

PHOTO ARCHIVES AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Sophie Estienne
Agence France-Presse
San Francisco

Le succès mondial du dernier Star Wars a propulsé le bénéfice net trimestriel de Disney à un nouveau record, mais le géant américain des médias et du divertissement n'arrive pas à calmer l'inquiétude pour ses chaînes câblées face à l'essor de la vidéo en ligne.

«Soutenus par le succès phénoménal de Star Wars, nous avons enregistré les bénéfices trimestriels les plus élevés de l'histoire de notre groupe», s'est félicité le PDG Bob Iger en présentant mardi les résultats du premier trimestre de l'exercice décalé du groupe, entamé début octobre.

Le bénéfice net a décollé de 32 % à 2,9 milliards de dollars et le bénéfice par action, qui sert de référence aux États-Unis, a battu de 28 cents la prévision moyenne des analystes, à 1,73 dollar. Le chiffre d'affaires a également dépassé les attentes en grimpant de 14 % à 15,2 milliards de dollars.

Le Réveil de la Force, le très attendu septième épisode de la saga La Guerre des Étoiles, a largement contribué à ces performances. Le film sorti en décembre vient de franchir la barre des 2 milliards de dollars de recettes au box-office mondial, et les ventes de produits dérivés ont dépassé 3 milliards au premier trimestre, a détaillé Bob Iger lors d'une téléconférence avec des analystes.

Cela a profité en premier lieu aux studios de cinéma du groupe, dont le chiffre d'affaires trimestriel a augmenté de 46 % à 2,7 milliards de dollars, tandis que le bénéfice d'exploitation s'est envolé au-dessus du milliard de dollars, une première (+ 86 %).

Pas de répit pour ESPN 

Ces chiffres mirobolants n'empêchaient pas l'action Disney de perdre 3,18 % à 89,38 dollars dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New York.

Les investisseurs se focalisaient en effet sur la situation des chaînes câblées du groupe qui, comme tous les grands acteurs de la télévision, est confronté à l'essor de la consommation de vidéo en ligne.

Or si le chiffre d'affaires de la branche télévision de Disney a augmenté de 8 % à 6,3 milliards de dollars ce trimestre, son bénéfice d'exploitation est en recul de 6 % à 1,4 milliard de dollars.

Circonstance aggravante, Disney met ce recul sur le compte de son bouquet star de chaînes sportives ESPN, en évoquant entre autres une augmentation des coûts de programmation et un déclin des abonnements comparé à un an plus tôt.

«Sur les deux derniers mois, nous avons en réalité vu une reprise des abonnements à ESPN, ce qui est encourageant», a tenté de nuancer Bob Iger, se disant également confiant que les chaînes de télévision, y compris ESPN, allaient continuer de participer à la croissance des bénéfices du groupe.

Il a aussi mis en avant les efforts selon lui fructueux pour adapter l'offre aux nouvelles habitudes de consommation des consommateurs.

Il s'est notamment dit satisfait des retours sur l'offre de télévision par internet Sling TV, proposée par l'opérateur Dish, qui est allégée comparée aux forfaits de centaines de chaînes traditionnellement proposés par câble ou satellite aux États-Unis, mais qui comprend ESPN.

Le service s'avère «très attractif pour les jeunes consommateurs en particulier» et a «plutôt du succès» pour faire renouer des consommateurs avec la télévision payante et même apporter de nouveaux abonnés, a-t-il assuré.

Bob Iger a également a évoqué d'autres discussions en cours «avec des partenaires de distribution nouveaux et existants afin de créer une série de nouveaux services innovants et de forfaits allégés incluant ESPN».

Ces déclarations optimistes n'ont toutefois pas enrayé le déclin du titre en Bourse, où la plupart des grands groupes de télévision souffrent depuis déjà plusieurs trimestres, plombés par des inquiétudes croissantes des investisseurs sur leur capacité à s'adapter au virage numérique.

Disney semble néanmoins en moins mauvaise posture que son rival Viacom, dont la direction est de plus en plus sous pression face à des résultats en baisse persistante : l'action Viacom s'est encore effondrée de plus de 20 % mardi après l'annonce des derniers chiffres trimestriels.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer